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vendredi, 27 octobre 2006

Selon que vous vivez au Sud ou Nord de Marseille êtes-vous traité avec équité par la Ville de Marseille ?

Cette phrase, « A Marseille tout est fait pour les quartiers Sud et rien pour les quartiers Nord », je l’entends au quotidien depuis des années : je ne la cautionne pas tout à fait car je sais que les populations des quartiers Sud disent souvent : « Nous payons la majorité des impôts de cette ville et tout l’argent va dans les quartiers Nord ! »

Je ne rentrerai pas dans ce débat en quelques lignes mais je tenais à livrer une anecdote qui illustre quand même bien que la volonté politique des élus peut faire émerger ou non des projets selon le secteur où l’on vit :

J’ai participé hier dans le cadre d’une commission des marchés de Marseille Aménagement, à laquelle je représentais le groupe socialiste, au choix d’un prestataire pour un lot lié à la construction d’une nouvelle école dans le secteur du parc du 26ème centenaire dans les quartiers Sud, soit dans un secteur municipal détenu par la droite : cette école s’intégrera dans la ZAC du Rouet, vaste périmètre où plus 1000 logements sont en cours de livraison et 500 environ d’ici deux ans : l’école de cette ZAC sera inaugurée à la rentrée prochaine…alors que l’école de la ZAC de Château Gombert (13ème arrondissement) située dans un secteur municipal de gauche a été livrée en septembre 2006 après que plus 1000 logements avaient été réalisés entre 1998 et 2001.

Il est vrai que les appels d’offres infructueux ont bon dos pour justifier un tel retard.

Aussi, je constate qu’avec une véritable volonté politique, les projets peuvent émerger en temps et en heure et qu'une école peut être construite dans un endroit en parallèle avec l'arrivée de nouveaux habitants et avec plusieurs années de retard par rapport à l'installation de nouvelles populations dans un autre endroit.

J’espère que la ZAC de Ste Marthe où 3000 logements sont prévus d’ici dix ans suivra le chemin de la ZAC du Rouet et non celui de la ZAC de Château Gombert.

jeudi, 26 octobre 2006

Débat sur la concertation à Marseille sur les ondes de Radio Grenouille

J'étais invité, hier, à débattre sur les ondes de Radio Grenouille, avec Annick Boet, la présidente du groupe PC à la mairie de Marseille, sur le thème de la concertation à Marseille, notamment sur les dossiers concernant l'environnement.

Je pense avoir donné un sentiment partagé par de nombreux citoyens : la ville de Marseille informe plus qu'elle ne concerte.

Pourtant les mairies de secteurs pourraient être de formidables lieux d'échanges et de débats : c'est ce qu'essaye de faire la mairie du 13/14 depuis des années : mise en place de commissions de travail (le terme exact est CICA) sur des thèmes transversaux tels que le logement social, les copropriétés dégradées, la L2 Nord, la construction d'un 3ème lycée…

Malheureusement, en matière de concertation, la municipalité Gaudin ne se décide pas à faire quelques signes forts en direction de la population tels que décentraliser en mairie de secteur les enquêtes publiques : par exemple, pour le projet de création et d'aménagement de la ZAC (Zone d'Aménagement Concerté), l'enquête publique s'est tenue en centre ville aux heures de bureau et de surcroit en plein été.

Une proposition simple pourrait être mise en œuvre dans le cadre de futures concertations : mettre à disposition de nos concitoyens, sur Internet, les éléments d'informations présentés lors d'une enquête publique.

En matière de concertation, j'ai toutefois indiqué aux auditeurs de Radio Grenouille que les élus ont pour rôle de mettre en œuvre une politique pour laquelle le suffrage universel leur a donné mandat : aussi faut-il que nous restions fermes dans nos convictions et ne pas se faire dicter nos choix par l'humeur des sondages et l'état de l'opinion du moment.

Pour reprendre l'exemple de la ZAC de Ste Marthe, la vox populi très majoritairement ne souhaite pas que 20 % de logements sociaux soient construits sur les 3000 prévus sur un territoire de 150 hectares : la majorité de gauche des 13ème et 14ème arrondissements, sur ce thème précis, ne suit pas la population et assume publiquement la nécessité de réaliser ces logements sociaux.

J'ai pris beaucoup de plaisir à aborder sur les ondes ce débat sur la concertation à Marseille et je remercie Victor-Hugo Espinosa, président de l'association ECOFORUM et Jean-Baptiste David de m'avoir invité.




mardi, 24 octobre 2006

Reprise des conseils d’écoles

Les élections des parents d’élèves délégués des écoles primaires et maternelles s’étant déroulées dans la 1ère quinzaine d’octobre, les conseils d’écoles ont été programmés avant les vacances de la Toussaint.

Cette semaine je représente la mairie de secteur à quatre de ces conseils.

A chaque fois, je dois recommencer auprès des parents d’élèves le travail pédagogique expliquant mon rôle : prendre en compte les propositions du conseil d’école et les relayer auprès de l’adjointe à l’éducation de la mairie centrale.

Je sens à chaque fois une petite déception chez les nouveaux parents d’élèves ; ils n’ont pas l’occasion de côtoyer dans les jours un élu et quand ils en ont un en face d’eux, celui-ci leur explique qu’il n’est pas un décideur mais une simple courroie de transmission !

Je me suis souvent demandé s’il était utile que je continue dans ce contexte là à assister aux conseils d’école : après réflexion, je crois quand même que mon rôle est utile : j’ai en effet la faiblesse de penser que lorsque l’adjointe à l’éducation de la ville de Marseille reçoit mes courriers elle y apporte une attention soutenue car j’essaie toujours d’indiquer les priorités des enseignants et des parents d’élèves tout en reconnaissant à leur juste valeur les travaux déjà effectués.

Une dernière remarque : s’il est bien un lieu où la parité homme/femmes n’existe pas, c’est bien le conseil d’école. A chaque fois, sur une vingtaine de personnes présentes, parents d’élèves et enseignants confondus, les hommes se comptent sur les doigts d’une main.

Il m’arrive même souvent d’être le seul homme de l’assistance !

lundi, 23 octobre 2006

De la puissance des médias

Samedi soir, l’émission "Tenue de Soirée" de Michel Drucker a rendu un vibrant hommage à Marseille. A écouter le présentateur vedette et ses invités, nous vivons dans une ville exceptionnelle.

Les images vues du ciel montrées aux téléspectateurs sont en effet une véritable invitation au voyage.

Je modérerai les commentaires élogieux des artistes qui pour la plupart ne connaissent Marseille que sous l’angle du Sofitel du Vieux-Port, des restaurants étoilés du guide Michelin et des loges du Stade Vélodrome.

Dans ces conditions, il est vrai que la ville doit leur sembler exceptionnelle.

Samedi soir, j’avais l’impression de ne pas habiter dans la même ville : j’ai eu une semaine très dure sur le plan moral avec de nombreux contacts de mes concitoyens des 13° et 14° arrondissements me faisant part de leur détresse face au chômage de leur enfant et s’adressant en ultime recours à l’élu local que je suis pensant que j’aurai les clés du coffre de leurs angoisses.

La flambée immobilière à Marseille continue de faire des ravages : on ne compte plus les personnes, y compris celles disposant d’un emploi stable, ne pouvant plus payer un loyer dans le parc privé et inscrites depuis des années sur les listes d’attente des offices d’HLM, qui sont obligées de retourner vivre chez leurs parents.

Si le Marseille de Drucker, ce sont les calanques, la Bonne-Mère, le Vieux-Port et l’O.M., la réalité est que la deuxième ville de France est très malade : 25% de la population en desous du seuil de pauvreté, un nombre de bénéficiaires du RMI supèrieur à l’ensemble du département de la Seine-St- Denis, un taux de chômage frisant les 50% dans de nombreuses cités des quartiers Nord, le métro qui ferme à 21 h quatres jours par semaine, un nombre d’attaques à main armée supèrieur à 350 depuis le début de l’année, un nombre d’entreprises privées très faible et l’emploi public ou para-public qui représente près de 75 % des emplois, la principale artère de la ville, la Canebière, déserte le soir après 19 h, une taxe d’habitation élevée (46ème sur 60 lors d’un récent classement publié dans le quotidien Le Figaro) …

Même le mythique stade Vélodrome seulement couvert pour 15 000 spectateurs sur 55 000 offrent aux supporters des conditions d’accueil indignes de la capitale française du football.

Pour terminer sur une note positive, je dirai que les seules et vraies richesses de Marseille sont le soleil ainsi que le moral, la dignité et l’énergie de ses habitants devant les difficultés du quotidien. Il est vrai aussi que dans le Sud, plus qu’ailleurs, les solidarités familiales fonctionnent encore.

Si Gaudin et son équipe, en place depuis 1995 aux commandes de la ville, ont une importante part de responsabilité dans la situation actuelle, je considère que l’Etat, malgré les efforts faits dans le cadre du projet Euroméditerrannée, n’a pas pris la dimension de la situation économique et sociale catastrophique de Marseille.

J’espère que le prochain gouvernement, en espérant bien entendu qu’il sera de gauche, prendra la dimension de l’ampleur des problèmes à résoudre.

jeudi, 19 octobre 2006

Un peu de politique fiction

Sacha Guitry disait qu’avec les femmes « le meilleur moment c’est qu’on monte dans l’escalier juste avant de les rejoindre. »

Je serai tenté d’oser un parallèle avec la politique en disant que le meilleur moment avant le résultat final, c’est quand on élabore toutes les hypothèses possibles, c’est à dire quand on fait un peu de politique fiction.

Dommage qu’en France, nous ne puissions pas parier sur les résultats électoraux comme nos voisins d’outre-Manche. Pour ma part, je me suis amusé à recenser quelques hypothèses possibles de duel pour le second tour des prochaines élections présidentielles.

La première est celle annoncée par tous les médias depuis longtemps : Candidat(e) PS – Sarkozy

Les suivantes ont un air de déjà vu et dépendront de la multiplication des candidatures dans chaque camp :
Candidat(e) PS – Le Pen
Sarkozy – Le Pen


Concernant une surprise et l’arrivée d’un 3ème homme je pencherai plus sur Bayrou que sur Villépin, Alliot-Marie ou Chirac. Ainsi devant l’hypothèse d’un effondrement de Sarkozy, pourquoi pas un duel
Candidat(e) PS – Bayrou ?

Pour ma part, il faut bien que « je me mouille un peu », mon pronostic est que le duel Candidat(e) PS – Sarkozy aura bien lieu, le vote utile jouant en faveur du ou de la candidat(e) socialiste et Sarkozy compensera la perte des électeurs chiraquiens par un gain d’électeurs FN.

Je crois toutefois que Bayrou atteindra ou se rapprochera d’un score à 2 chiffres et sera l’arbitre du second tour : ne vient-il pas de déclarer (trop tôt à mon avis) qu’il serait prêt à accepter le poste de 1er ministre si celui-ci lui était proposé.

Dans le cas de figure où un Bayrou à 10 % appelerait à voter pour le ou la candidat(e) socialiste, ce serait un séisme dans le paysage politique français. Bayrou a démontré ces deux dernières années qu’il ne craignait « dégun » comme on dit à Marseille. Je crois donc cette hypothèse possible ; le prix à payer serait vraisemblablement Matignon plus une promesse d’une dose de proportionnelle aux législatives et une cinquantaine de circonscriptions réservées avec des candidats UDF estampillés Majorité Présidentielle. Ce cas de figure serait l’avènement d’une majorité de centre-gauche rêvée par Rocard, tentée timidement par Mitterrand et la fin du traditionnel clivage droite-gauche, laissant la place à la gauche du PS à l’avènement à un pole de radicalité important.

Voilà mon épisode de politique fiction est terminé.

A suivre…le mois prochain après la désignation du ou de la candidat(e) PS.

mercredi, 18 octobre 2006

1er débat au PS entre les candidats socialistes à l’élection présidentielle

Hier soir, j’ai regardé le débat tant attendu entre les candidats socialistes déclarés à l’élection présidentielle.

Comme toujours quand je regarde une émission politique, j’essaie de prendre le plus de recul possible pour me faire une opinion la plus juste.

Aussi, même si je soutiens depuis de nombreuses années Laurent Fabius, je dois reconnaître que j’attendais une meilleure prestation de mon « champion » : quand on connaît son talent d’orateur et sa compétence sur les sujets économiques et sociaux, j’ai ressenti qu’il était resté en dedans et qu’il n’avait pas encore fendu l’armure (ce sera peut-être pour le prochain débat). Sinon, sans surprise son discours à très marqué à gauche : il est aussi celui qui s’est le plus réferré au projet socialiste.

J’ai trouvé que DSK, lui, avait crevé l’écran, assumant sans complexes son statut de candidat social-démocrate avec la prudence requise devant la réalité de la situation économique de notre pays et du monde : sa vision sur les grands enjeux économiques m’a laissé penser que le chemin qu’il traçait serait en terme de futures alliances plus ouvert vers le centre de Bayrou que vers nos traditionnels alliés verts et communistes.

Quant à Ségolène Royal, dont de nombreux observateurs avaient laissé entendre qu’elle ne ferait pas le poids face aux vieux routiers que sont Fabius et DSK, j’ai trouvé sa prestation très honorable : son plaidoyer sur l’exemplarité de la région Poitou-Charentes a été un peu trop long mais je lui reconnais la qualité de ne pas avoir eu de langue de bois sur les 35 heures et de marquer sa différence sur ce thème emblématique de la dernière législature et du projet socialiste acteur dans lequel il est prévu la généralisation des 35 heures.

Dans l’ensemble j’ai quand même noté la prudence des postulants à la magistrature suprême à ne pas trop s’écarter du projet socialiste. Chacun a assumé l’étiquette attribuée depuis plusieurs semaines : à gauche toute pour Fabius, social-démocrate pour DSK et projet social en cohérence avec l’aspiration au changement des Français sur des grands thèmes de société, soit un projet que je qualifierai de social-sociétal pour Royal.

Je ne dirai pas comme François Hollande que le projet socialiste est le grand vainqueur de ce premier débat mais plutôt que la grand vainqueur c’est le PS lui–même qui a vu trois des siens débattre sereinement devant des millions de Français. Je suis sûr que les militants de l’UMP doivent aujourd’hui envier les militants socialistes et rêver que de tels débats puissent avoir lieu dans leur camp.

Ce matin, pour parodier le célèbre slogan des supporters de l’OM, « Fiers d’être Marseillais », je dirai que je suis « Fier d’être Socialiste ».

lundi, 16 octobre 2006

Plus jamais ça

Samedi dernier 14 octobre, 8 h 30 du matin sur l’avenue de la Rose : une marche silencieuse est prévue en hommage au bijoutier Patrick Chambre, lâchement assassiné dans son commerce quelques jours auparavant.

Les habitants et les élus se sont mobilisés en masse pour soutenir la famille de la victime.

J’ai même aperçu un élu du Front National, perdu de vue depuis des années qui est venu se joindre à la manifestation…et qui en est reparti 5 minutes après. J’ose espérer que de nombreuses personnes lui ont signifié qu’en ce jour de recueillement, aucune récupération politicienne n’était tolérée.

Dans la foule, nombreux sont ceux qui portent des pancartes « plus jamais ça » . Pourtant ces pancartes je les ai déjà vues brandir dans un passé pas si lointain notamment après le meurtre du boulanger du Canet ou d’un adolescent poignardé par un fou sur la place centrale du quartier de St Gabriel.

Au-delà du choc que peut causer la mort d’un honnête citoyen, tout le monde dans l’assistance ne peut s’empêcher de penser que ce qui est arrivé à ce bijoutier aurait pu arriver à n’importe quel commerçant marseillais.

A la fin de la manifestation, j’ai pu discuter avec des habitants toujours sous le choc ; des mots très durs ont été prononcés sur les bandes de jeunes des cités ; un tel meurtre attire encore plus la stigmatisation de ces jeunes et creuse chaque jour encore un peu plus le fossé entre les citoyens d’une même ville et d’un même quartier.

J’espère cependant que raison sera gardée et que nos concitoyens n’iront pas augmenter le flux des électeurs de l’extrême droite.











dimanche, 15 octobre 2006

J’ai (enfin) vu des pistes cyclables à Marseille

J’ai souvent critiqué la politique d’effet d’annonce de la ville de Marseille dans à peu près tous les domaines notamment dans celui des pistes cyclables.

Hors, en me rendant, jeudi dernier, à l’inauguration de la nouvelle école de la ZAC (Zones d’Aménagement Concerté) de Château Gombert, je suis tombé nez à nez avec une vraie piste cyclable.








Voilà l’exemple à suivre et à développer : avec de telles pistes, plus de souci de cohabitation avec les voitures.

Pour en revenir à l’école inaugurée par le Maire de Marseille en personne, je dirais mieux vaut tard que jamais : en effet, si la ZAC a été crée en 1986 et a permis le développement du technopole de Château Gombert en attirant bon nombre d’entreprises, d’étudiants et de chercheurs, l’ouverture à l’urbanisation a commencé en 1998 : depuis cette date et jusqu’en 2001, plus de 1000 logements sont sortis de terre…et l’école maternelle et primaire promise aux nouveaux habitants, pour la plupart des jeunes ménages primo-accédants à la propriété, n’a ouvert qu’en septembre 2006.

La nouvelle école baptisée Ecole Château-Gombert Athéna









Là encore, nous touchons du doigt la légèreté avec laquelle les aménageurs urbanisent les ZAC : pour eux les services publics ne sont jamais prioritaires et sont généralement créés en dernier lieu.

Ce nouveau quartier sorti de terre ces dernières années aurait mérité d’avoir une prolongation du métro dont le terminus se trouve à moins d’un kilomètre et dont le tracé en aérien aurait été très aisé à réaliser. De plus, cette prolongation aurait permis d’irriguer les communes d’Allauch et de Plan-de-Cuques, membres de la communauté urbaine et limitrophes de ce nouveau quartier et donner ainsi une dimension tout autre au projet métro-tramway limité simplement à Marseille intra-muros.

Dans ce nouveau quartier, un parc de 14 hectares est en cours d'aménagement : il s'appellera Parc Athéna en hommage à un théâtre en béton armé construit au début du 20ème siècle et dont on note encore la trace au second plan : la réhabilitation de ce théâtre n'est malheureusement pas prévue






mercredi, 11 octobre 2006

Interview dans Marseille l’Hebdo dans le cadre d’une enquête sur l’immobilier

J’ai été très agréablement surpris ce matin en ouvrant comme tous les mercredis « Marseille l’Hebdo. »

J’ai découvert que l’interview que j’ai donnée hier à la rédaction de cet hebdomadaire était reprise non pas sous la forme de petites phrases noyées dans un article mais en tant que véritable article.

J’espère cependant que mes collègues du groupe socialiste de MPM ne m’en voudront pas d’être présenté comme dans cet article « un des spécialistes du dossier logement à la communauté urbaine » alors que je ne siège qu’aux commissions transports et finances de cette collectivité locale.

Vous trouverez ci-joint le texte intégral de cette interview parue à la page 11 de Marseille l’Hebdo daté du 11 octobre 2006 :

Elu dans les 13° et 14° arrondissements, Stéphane Mari est un des spécialistes du dossier logement à la communauté urbaine MPM. Dubitatif quant aux mécanismes du marché, il estime que l’équipe Gaudin n’a pas pris la mesure de l’exclusion qui frappe nombre de ménages marseillais.

Marseille l’Hebdo : En tant qu’élu de terrain êtes-vous apostrophé par les Marseillais sur le logement ?« Aujourd’hui ce dossier est prioritaire dans l’esprit des Marseillais, encore plus que l’emploi. La demande des gens est forte. Le paradoxe, c’est l’attitude par rapport aux logements sociaux, qui ne sont pas assez nombreux et qui sont inégalement répartis dans la ville. Dès qu’un permis de construire est accordé, il y a un rejet, avec des pétitions…Et puis, lorsque le programme sort de terre, ceux qui criaient sont les premiers à nous adresser une demande…La grande complexité c’est que les gens qui vivent dans des conditions qui ne sont pas à taille humaine ne veulent pas être déracinés de leur quartier, de leur cadre de vie. »

Marseille l’Hebdo : Croyez-vous à l’efficacité du chèque logement que MPM est en train de mettre en place ?
« Le problème, c’est que c’est une usine à gaz, la méthodologie n’est pas claire du tout. En plus, les budgets restent fantomatiques. Je crains qu’une fois de plus, Jean-Claude Gaudin soit dans l’effet d’annonce…Il a compris que son électorat ne lui pardonnera pas la crise du logement. Mais il a réagi trop tard, dans un dossier où il y a plusieurs années de la décision à la réalisation. Alors il parle, il parle, il parle…

Marseille l’Hebdo : Qui sont les plus touchés ? « La vraie nouveauté ce sont les primo-accédants qui sont laissés au bord du chemin :lorsqu’ils parviennent à acheter, les jeunes ménages doivent se contenter de moins grand, de moins bien que ce à quoi ils aspiraient. Tout le monde est tiré vers le bas, le rêve des Marseillais d’avoir un petit pavillon est complètement cassé…Que le marché de l’immobilier se calme ne changera rien à la donne ! »

mardi, 10 octobre 2006

Une session plénière marseillo-marseillaise à MPM

Hier, se déroulait la session plénière de la communauté urbaine Marseille Provence Métrople (MPM). A chaque séance, j’ai toujours la même réflexion : qu’est ce que mes collègues des communes de MPM hors Marseille doivent s’ennuyer dans l’hémicycle ?

En effet, la plupart des interventions en séance publique sont liées aux dossiers de Marseille : plan vélos, prolongation du tramway, desserte du Frioul…et j’ai senti qu’un certain désintéressement pointait sue les bancs des élus communautaires non issus de la commune de Marseille.

Je souhaiterai revenir sur le dossier phare de MPM, le projet métro/tramway : le président de la commission des transports, Renaud Muselier, a donné en moins de 10 secondes le détail du financement que nous réclamions depuis des mois, voire des années : il me faudra attendre cependant le compte-rendu écrit de la séance car je n’ai pas réussi à noter à la volée les chiffres annoncés à toute allure, par Muselier.

Dès que je les aurai récupérés, c’est promis, je publierai ces chiffres sur mon blog.

Encore une fois, le tandem Gaudin-Muselier s’est distingué dans leur spécialité, les effets d’annonce : ils ont en effet fait voter une délibération de déclaration d’intention de prolonger le futur tramway d’Arenc à St Antoine, soit à la périphérie Nord de la ville : si nous nous réjouissons de cette future prolongation (le groupe PS avait, dès le début du projet, considéré que cette ligne Arenc – St Antoine était plus prioritaire que les autres lignes de tramway qui se contentent de doubler les lignes du métro) encore une fois nous posons la question : comment la financer eu égard de l’état de nos finances ?

Pour essayer de diviser les forces de gauche, Muselier a rendu un hommage appuyé aux élus communistes qui, selon lui, font des propositions sur ce dossier de prolongation du tramway alors que les socialistes, eux, sont absents dans ce débat.

Ma collègue du groupe socialiste Samia Ghali, conseillère municipale du 15/16, ne s’est pas privée de renvoyer Gaudin et Muselier à leurs études sur ce dossier.

Je rends hommage au talent de comédien de Gaudin et de ses élus : ils affichent sur tous les dossiers un optimisme béat alors que Marseille n’a jamais été aussi sale, aussi embouteillée, les travaux du tramway prennent du retard, les parkings résidents promis avant la fin des travaux du tramway n’ont pas encore commencé, l’état des finances publiques est désastreux mais pour la majorité actuelle, tout va très bien.

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