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mardi, 21 novembre 2006

Stop au « millefeuilles institutionnel »

Samedi dernier, j’ai suivi et participé aux débats d’un comité d’intérêt de quartier du secteur de Château Gombert (13ème arrondissement), le CIQ des Médecins ;

Le président du CIQ qui maîtrise depuis de nombreuses années ses dossiers sur le bout des ongles a commencé dans son rapport moral à pointer la difficulté qu’avaient les citoyens à se retrouver avec de multiples collectivités locales avec chacune leurs compétences.

Un exemple concret : la ville de Marseille a en charge le traitement des eaux pluviales et la communauté urbaine le traitement des eaux usées : ce qui aboutit à des situations ubuesques : les experts considèrent depuis des années que face au risque d’inondation, un bassin de rétention doit être construit sur la commune voisine de Plan de Cuques pour protéger le quartier des Médecins situé sur la commune de Marseille. Hors, le maire de Plan de Cuques, et je le comprends, ne peut pas dépenser des millions d’euros pour un équipement destiné à une autre commune.

Ce dossier est heureusement en train de se régler par la bonne volonté de tous les partenaires institutionnels suite à une réunion en préfecture de région.

Pour récapituler, à Marseille, nos concitoyens ont comme interlocuteurs :

- la mairie de secteur
- la mairie centrale
- la communauté urbaine
- le conseil général
- le conseil régional

Hier, lors d’une émission sur Canal +, Lundi investigation, sur le problème du traitement de déchets ménagers sur le département des Bouches-du-Rhône même le préfet de région a avoué qu’il avait du mal à s’y retrouver !

Pour ma part, je pense que seuls deux niveaux institutionnels permettraient d’éviter les gaspillages, les concurrences et l’inertie des pouvoirs publics dans bon nombre de dossiers : je ne suis pas naif et je sais que ma proposition est utopique et que les élus quel que soit leur bord ne se saborderont jamais

Je me jette quand même à l’eau et suggère à notre futur(e) président(e) de ne pas se focaliser uniquement, dans le cadre de réformes institutionnelles, sur la mise place du mandat unique du parlementaire ou de renforcer les pouvoirs de l'Assemblée Nationale, mais aussi de réfléchir à la suppression des départements et des communes au profit des régions et des communautés urbaines, d’agglomérations ou de communes

Bien entendu, les élus de ces communautés devraient être désignés au suffrage universel direct.

Je sais que les français sont attachés à leur Maire et qu’ils auront du mal à accepter la suppression des communes mais je pense qu’il faut lancer le débat maintenant dans le cadre d'un projet pour une VIème République pour espérer un changement des mentalités d’ici…15 ou 20 ans.

Commentaires

Bonjour Stéphane,
N'oublie pas de signer la pétition pour l'exclusion de Georges Frêche : http://arnaudsanchez.typepad.fr/motionfreche/

Amitiés socialistes,
Arnaud

Ecrit par : Arnaud | mercredi, 22 novembre 2006