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jeudi, 30 novembre 2006

Présidentielle 2007 : on commence à y voir un peu plus clair

Comme chaque mois, je vais me lâcher dans un petit exercice de politique fiction :

Taubira out, Chevènement en attente de quelques circonscriptions pour se retirer de la course à la présidentielle, la gauche dite anti-libérale qui se dispute comme les partis traditionnels pour désigner son candidat, la droite chiraquienne qui pilonne Sarkozy à tout và, Le Pen qui menace de faire voter contre la droite s’il n’a pas ses signatures pour se présenter à la présidentielle…l’horizon semble se dégager pour Ségolène Royal.

Je ne crois pas une minute à une candidature Alliot-Marie ou Chirac : le risque d’être humilié par le suffrage universel serait trop grand pour eux.

De même, je pense que la candidature Hulot n’est qu’une bulle médiatique.

A ce jour, il m’apparaît encore raisonnable de penser qu’un second tour Royal/Sarkozy se dessine pour la présidentielle.

Il ne reste à mon avis qu’une seule inconnue : y aura t-il un effet Bayrou dès que celui-ci va se déclarer officiellement et occuper l’espace médiatique ?

Même si nous ne connaissons pas tous les candidats, je vais me prêter au petit jeu des pronostics que je reverrai chaque mois en fonction de la situation politique du moment :

1er tour de la présidentielle :

Royal : 26 %
Sarkozy : 25 %
Le Pen : 19 %
Bayrou : 10 %
De Villers : 5 %
Besancenot : 4,5 %
Laguillet : 4 %
Buffet : 3,5 %
Voynet : 2 %
Divers : 1 %

Le rapport droite-extrème droite serait donc de : 49 % contre 40 % pour le rapport gauche-extrème gauche.

Le centre, avec Bayrou reste pour moi toujours l’arbitre du second tour.

A suivre…

mercredi, 29 novembre 2006

Images de synthèses et ascenseurs en panne

Quel lien peut-il bien y avoir entre des images de synthèses et des ascenseurs en panne ?

La réponse est la suivante : à Marseille, qui s’affirme de plus en plus comme la capitale des inégalités sociales, on peut avoir le même jour dans la presse locale un encart publicitaire avec des photos d’images de synthèse représentant les futurs équipements et bâtiments du périmètre d’Euroméditerrannée et un appel au secours des habitants d’une cité HLM du 13ème arrondissement (Frais Vallon) qui se plaignent d’être moins bien traités que des animaux par leur logeur, Habitat Marseille Provence (HMP), l’office d’HLM de la ville de Marseille.

La juste revendication des locataires de nombreuses cités HLM de mes arrondissements a un nom : les pannes à répétition des ascenseurs et les délais de plusieurs semainrs nécesaires à leur réparation : imaginer des familles avec des jeunes enfants, des personnes âgées, des malades, des invalides, êtres obligées de monter à pied pendant des semaines les 10,12 ou 15 étages de leur immeuble va au-delà de l’entendement !

Selon HMP, le pire est pourtant devant nous : au 31 décembre 2006, le contrat de réparation des ascenseurs sur les 13ème et 14ème arrondissements venant d’être dénoncé par l’attributaire actuel, le risque est grand de n’avoir aucune société en charge de la maintenance des ascenseurs pour des cités concernant plusieurs dizaines de milliers de personnes.

J’espère que raison saura garder et que HMP va s’activer pour que cette situation n’arrive pas.

Si Gaudin n’est, pour une fois, pas en première ligne, ses amis gérant l’office HLM de la Ville sont au moins aussi compétents que lui et aussi méprisants envers les populations les plus défavorisées de Marseille.

Vivement Marseille sans Gaudin !

vendredi, 24 novembre 2006

A quoi sert Gaudin pour Marseille ?

Cette question peut sembler impertinente mais elle traduit bien ce que ressentent de plus en plus de Marseillais à l’encontre de leur maire.

Le groupe socialiste dénonce depuis des années la politique de l’image virtuelle et de l’effet d’annonce mise en place par Gaudin depuis des années.

Je laisse découvrir à ceux qui ne l’auront pas encore fait le rapport accablant de la chambre régionale des comptes sur les finances de la Ville de Marseille qui laisse pointer qu’il n’y a pas de pilote politique à bord de la seconde ville de France :

Rapport CRC - Ville de Marseille

Connaissant la situation de la communauté urbaine pour siéger à la commission des finances, je peux dès à présent dire que la situation financière est encore pire que celle de la Ville.

Une autre facette méconnue de Gaudin est que Gaudin numéro 2 de l’UMP n’a pas réussi à apporter des financements importants pour les chantiers structurants de Marseille.

Même sur le thème de la sécurité cher à son patron Sarkozy, il n’a pas réussi à obtenir des effectifs de police supplémentaires pour la ville réclamés depuis des années : il a fallu la tragédie du bus de la ligne 32 et une jeune étudiante brûlée à 60% pour que 180 policiers de plus soient prévus au 1er janvier 2007 à Marseille.

En parlant d’effectifs de police dans la cité phocéenne, les syndicats policiers ont indiqué récemment que seuls 16 policiers travaillaient à la brigade des stupéfiants au lieu de 48 il y a quelques années. 16 personnes pour une ville de 808 000 habitants, on croit rêver !
Les trafiquants ont encore de beaux jours devant eux…

En résumé, Gaudin est non seulement un mauvais gestionnaire sur le plan local mais sa stature nationale ne sert pas à grand-chose pour les Marseillais.

D’ici 2008, nous aurons largement le temps d’approfondir mes propos.

jeudi, 23 novembre 2006

Ségolène, nouvelle icône du peuple ?

Je fais partie des 40% de socialistes qui n’ont pas voté pour Ségolène Royal. Après avoir mis quelques jours à digérer les résultats, je suis prêt à faire campagne pour ma candidate dans les 2 arrondissements de Marseille dans lesquels je suis élu.

Je dois reconnaître que Ségolène suscite beaucoup d’espoir et pas seulement auprès du peuple de gauche : dans les cités HLM de Marseille, son discours sur l’ordre juste commence à porter chez les anciens électeurs communistes et socialistes qui se sont réfugiés dans l’abstention ou le vote FN depuis plus d’une décennie.

De même, ses propositions atypiques sur l’éducation auraient pu « braquer » les enseignants, hors c’est le contraire qui commence à se dessiner : hier, par exemple, des enseignants d’un collège ZEP situé dans le quartier de La Rose (13ème arrondissement) se sont mis en grève face à la multiplication des actes d’incivilité et violence qui se produisent dans leur collège.

Ces enseignants disent s’être adressés au recteur, au maire de secteur et à... Ségolène Royal par l’intermédiaire de son conseiller politique, l’élu marseillais Patrick Mennucci.

Ainsi, ces enseignants envoient-ils à la candidate socialiste le signal qu’ils la considèrent comme capable de régler les problèmes de violence ambiante dans les collèges situés en zone sensible où il est de plus en plus difficile de faire cours.

Si le projet socialiste prévoit des moyens supplémentaires pour les ZEP et surtout une diminution du nombre d’élèves par classe, des propositions de Ségolène telles que généraliser l’étude surveillée pour tous les enfants ou la présence d’un deuxième adulte dans les salles de cours là où le besoin est exprimé par le corps enseignant méritent d’être débattues sur la place publique.

Un mot sur l’UMP et Sarkozy : l’exemplarité du processus de désignation de Ségolène Royal a sacrément donné un coup vieux au parti majoritaire et à son leader et a grandi, à mon sens, l’image du PS dans l’opinion.

mardi, 21 novembre 2006

Stop au « millefeuilles institutionnel »

Samedi dernier, j’ai suivi et participé aux débats d’un comité d’intérêt de quartier du secteur de Château Gombert (13ème arrondissement), le CIQ des Médecins ;

Le président du CIQ qui maîtrise depuis de nombreuses années ses dossiers sur le bout des ongles a commencé dans son rapport moral à pointer la difficulté qu’avaient les citoyens à se retrouver avec de multiples collectivités locales avec chacune leurs compétences.

Un exemple concret : la ville de Marseille a en charge le traitement des eaux pluviales et la communauté urbaine le traitement des eaux usées : ce qui aboutit à des situations ubuesques : les experts considèrent depuis des années que face au risque d’inondation, un bassin de rétention doit être construit sur la commune voisine de Plan de Cuques pour protéger le quartier des Médecins situé sur la commune de Marseille. Hors, le maire de Plan de Cuques, et je le comprends, ne peut pas dépenser des millions d’euros pour un équipement destiné à une autre commune.

Ce dossier est heureusement en train de se régler par la bonne volonté de tous les partenaires institutionnels suite à une réunion en préfecture de région.

Pour récapituler, à Marseille, nos concitoyens ont comme interlocuteurs :

- la mairie de secteur
- la mairie centrale
- la communauté urbaine
- le conseil général
- le conseil régional

Hier, lors d’une émission sur Canal +, Lundi investigation, sur le problème du traitement de déchets ménagers sur le département des Bouches-du-Rhône même le préfet de région a avoué qu’il avait du mal à s’y retrouver !

Pour ma part, je pense que seuls deux niveaux institutionnels permettraient d’éviter les gaspillages, les concurrences et l’inertie des pouvoirs publics dans bon nombre de dossiers : je ne suis pas naif et je sais que ma proposition est utopique et que les élus quel que soit leur bord ne se saborderont jamais

Je me jette quand même à l’eau et suggère à notre futur(e) président(e) de ne pas se focaliser uniquement, dans le cadre de réformes institutionnelles, sur la mise place du mandat unique du parlementaire ou de renforcer les pouvoirs de l'Assemblée Nationale, mais aussi de réfléchir à la suppression des départements et des communes au profit des régions et des communautés urbaines, d’agglomérations ou de communes

Bien entendu, les élus de ces communautés devraient être désignés au suffrage universel direct.

Je sais que les français sont attachés à leur Maire et qu’ils auront du mal à accepter la suppression des communes mais je pense qu’il faut lancer le débat maintenant dans le cadre d'un projet pour une VIème République pour espérer un changement des mentalités d’ici…15 ou 20 ans.

samedi, 18 novembre 2006

Nombreuses interrogations sur la restructuration des transports à la RTM

Hier, alors que l’ordre du jour de la commission des transports semblait, en apparence, très technique, les débats entre les élus et le président de cette commission, Renaud Muselier ont été très denses :

A l’occasion de nos travaux, les élus du groupe socialiste de la communauté urbaine se sont étonnés d’apprendre par voie de presse qu’un plan de restructuration des transports à la RTM a été élaboré sans aucune concertation avec les mairies de secteur, les agents de la RTM ou les comités d’intérêt de quartier.

Ce plan prend en compte l’arrivée prochaine du tramway à Marseille et va restructurer l’ensemble des lignes de bus de la RTM : par exemple, il semblerait que dans ce plan, les bus ne passeraient plus dans une artère telle que le boulevard de la Libération

La réponse faite par Muselier a été que si 10 lignes de bus structurantes ont effectivement été élaborées au niveau de ce plan, rien n’est totalement figé.

Nous avons pris bonne note que l’adjoint à la RTM de Marseille, Rocca-Serra, s’est engagé à rencontrer les mairies de secteur. J'espére qu’il ne s’agit pas d’une simple déclaration d’intention

Une autre interrogation a été soulevée par un élu PC sur une rumeur de suppression de 90 postes à la RTM : Muselier a joué sur les mots en indiquant qu’aucun licenciement n’aurait lieur à la RTM et que si la direction devait supprimer des postes, il s’agirait vraisemblablement de personnes partant en retraite qui ne seront pas remplacées

Bref, cette commission de transports prévue pour durer 20 minutes tant l’ordre du jour semblait insignifiant a entraîné des débats pendant près une heure et demie…grâce à la pertinence des interventions des élus de gauche .

Encore une fois, je remarquerai que la concertation n'est vraiment pas le point fort du tandem Gaudin/Muselier.

vendredi, 17 novembre 2006

La messe est dite

Plus de 80% de participations et plus de 60% des voix pour Ségolène Royal sur l’ensemble des fédérations socialistes : la victoire est sans appel.

Au-delà des appels au rassemblement qu’ont déjà prônés les lieutenants de Fabius et de Strauss-Kahn, les socialistes qui n’ont pas voté pour la candidate préférée des sondages vont devoir digérer la défaite pendant quelques jours pour les uns et quelques semaines pour les autres avant de se rassembler derrière Ségolène Royal.

Ces primaires à haut risque ont finalement, de mon point de vue, grandi l’image du PS qui a démontré qu’il avait dans ses rangs trois personnalités avec une stature présidentielle capables de débattre devant les Français.

Le jeu des petites phrases et des « amabilités entre camarades » est terminé au PS…alors qu’il ne fait que commencer à l’UMP.

Avec l’absence annoncée de la candidature de Taubira et vraisemblablement de Chevènement à l’élection présidentielle, combinée vraisemblablement au vote utile qui n’a pas joué en faveur de Jospin en 2002, une voie royale s'annonce pour Ségolène .

Quant à moi, je vais reprendre dès demain, au niveau de mon blog, le chemin de l’actualité locale que j’ai quelque peu négligée ces dernières semaines : j’ai envie de parler de tas de sujets concernant Marseille tels que le rapport accablant de la chambre régionale des comptes sur l’état des finances de la Ville de Marseille, sur les chiffres que donnent les syndicats de police concernant le manque d’effectif sur Marseille, sur le classement du Nouvel Observateur sur les villes où il faut bon vivre…

jeudi, 16 novembre 2006

Candidat(e) PS à la Présidentielle : la messe est-elle dite ?

Ce jour, plus de 200 000 adhérents socialistes vont désigner leur candidat(e) à l’élection présidentielle.

Comme pour le championnat de Ligue 1 où la première place semble attribuée depuis longtemps à l’Olympique Lyonnais, Ségolène Royal a-t-elle déjà remporté la partie sans l’avoir joué ?

Une autre question est : « qui de Fabius ou de Strauss-Kahn arrivera t-il en seconde position ? »

Cette deuxième question s’avère pour l’avenir du PS très importante : en effet, malgré le soutien public à Royal que vont vraisemblablement afficher ses deux camarades challengers, j’ai assez d’expérience en politique pour penser que Fabius et Strauss-Khan qui n’ont cessé, ces derniers mois de douter des capacités de Royal se projettent déjà à la refondation du PS…si la favorite des sondages et des médias était battue.

En effet, dans cette hypothèse il est probable que les adhérents à 20 € ne renouvelleront pas leur adhésion d’autant plus que celle-ci étant indexée sur les revenus, elle s’élèverait non plus à 20 € mais entre 45 € et…300 €.

En fin de compte, ce serait les « vieux » adhérents du « vieux » PS qui auraient les cartes en main…au sens figuré comme au sens propre.

Je pourrai tenir le même raisonnement à droite ou nul doute que Juppé, Villepin et Alliot-Marie attendent que Sarkozy se plante et dégage le terrain pour…2012.

Eh oui, les politiques ont souvent un coup d’avance et le cynisme est une de leurs principales qualités, le meilleur d’entre tous restant sans contestation possible Jacques Chirac : d’ailleurs, sa haine contre Sarkozy ne fera t-elle pas de lui le principal allié de Ségolène Royal.

mardi, 14 novembre 2006

Laurent Fabius à Marseille

Je suis allé voir, hier soir, Laurent Fabius en meeting à Marseille.

Connaissant l’homme depuis longtemps, je n’ai pas été surpris par le ton de son discours autant sur la forme que sur le fond.

Bon nombre de militants qui eux venaient écouter Fabius pour la première fois ont été complètement envoûtés par son charisme.

Fabius que l’on présente comme un candidat archaïque a une nouvelle fois rappelé que seuls 12 % des ouvriers, 20 % des enseignants et 20% des jeunes avaient voté Jospin au 1er tour de l’élection de 2002 : il s’est présenté comme le candidat du pouvoir d’achat et le seul à tendre la main au peuple de gauche qui s’est détourné de l’électorat socialiste en 2002.

Il a aussi rappelé que les sondages, en 1981, donnaient Mitterrand largement battu par Rocard et on sait comme l’histoire a fini.

Laurent Fabius, a en préalable de son discours, indiqué que nous sommes avant tout des socialistes et que nous devrons nous rassembler pour soutenir sans état d’âme celui ou celle qui sera désignée par les militants.

Toute l’assistance a trouvé que cet homme avait du panache et qu’il avait vraiment la stature d’un Homme d’Etat.

lundi, 13 novembre 2006

Cérémonies du souvenir :

Le 11 novembre est traditionnellement marqué par les cérémonies commémoratives de la guerre de 14- 18 . Comme pour le 8 mai, à chaque monument aux morts, seulement quelques élus et des anciens combattants célèbrent les victimes de la « grande guerre. »


Notre mairie de secteur, comme à son habitude a tenu à mobiliser les jeunes conseillers d’arrondissements juniors issus des classes de CM2 et de 6° de nos arrondissements afin de les faire participer à ces cérémonies du souvenir.




















Dimanche 12 novembre une autre commémoration se tenait avenue de la rose dans le 13) arrondissement à l’emplacement du château de la Verdière : en 1943, 31 enfants et de nombreux adultes ont été regroupés dans ce château de la Verdière et déportés dans les camps de la mort pour l’unique raison qu’ils étaient Juifs.
Une foule nombreuse issue des nombreuses associations de la communauté juive de Marseille avait tenu à associer à cette cérémonie du souvenir.










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