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mercredi, 28 février 2007

Marseille, quartier St Just, 13ème arrondissement : 1ère réunion publique sur un projet ANRU

Hier soir, j’ai assisté au centre d’animation de St Just-Perrin, avec plusieurs dizaines d’habitants de la cité St Paul (13ème arrondissement) à une réunion publique concernant le devenir de cette cité dans le cadre d’un projet validé par l’Agence Nationale de Rénovation Urbaine (ANRU).

Dans cette cité de 220 logements sociaux, 96 logements (dont 27 encore occupés) vont être démolis et le reste réhabilité.

58 nouveaux logements sociaux neufs vont être reconstruits sur site et 38 hors site dans les 10ème et 8ème arrondissements.

Afin de créer une mixité sociale, il a été retenu par les partenaires de l’ANRU la création de 51 logements supplémentaires en accession à la propriété et de 15 logements en locatif libre.

Parmi les habitants, dont je connais la plupart, de nombreuses inquiétudes : « Serons-nous reloger dans les nouveaux appartements ou dans les appartements rénovés et les loyers seront-ils au même coût qu’aujourd’hui. »

D’autres craintes sur l’apparition de futures voies passant à proximité des immeubles se font entendre.

J’ai souvent critiqué l’office HLM de la Ville de Marseille, Habitat Marseille Provence (HMP), mais je dois reconnaître qu’hier, son président, Bernard Oliver, et sa directrice, Nicole l’Hernault, ont répondu très clairement aux habitants et les ont rassurés sur leurs principales inquiétudes.

J’espère toutefois, comme les habitants de la cité St Paul, que cette première réunion de concertation sera suivie de nombreuses autres et que les engagements pris par HMP seront tenus.

Pour ma part, j’y veillerai.

J'étais aux premières loges pour suivre la présentation du projet ANRU





De nombreuses questions ont fusé dans la salle :


mardi, 27 février 2007

Marseille, cité des Lauriers, quand un office HLM abandonne ses locataires

Hier soir, j’ai une nouvelle fois diffusé le pacte présidentiel de Ségolène Royal dans une cité du 13ème arrondissement de Marseille, la cité des Lauriers, un immeuble comportant 15 cages d’escaliers de 13 étages.

On peut évaluer la population de cette barre d’immeubles à environ 1500 personnes.

Les habitants qui nous ouvrent leur porte ne nous parlent pas de la campagne présidentielle mais essentiellement des ascenseurs en panne depuis plus de 2 mois : leur logeur, l’office HLM, Habitat Marseille Provence semble d’après les locataires se moquer de cette situation.

Très vite nous mettons le doigt sur une situation surréaliste : sur les 15 cages d’escalier, 3 ou 4 ascenseurs fonctionnent : aussi les habitants des étages élevés des bâtiments A B et C prennent –ils, par exemple, l’ascenceur du batiment D pour se diriger vers le dernier étage, montent sur le toit de l’immeuble sur lequel ils déambulent jusqu’à retrouver l’entrée de leur immeuble !

Immaginer des mères de familles avec leurs enfants ou des personnes âgées obligées de monter sur le toit d’un immeuble de 13 étages pour rejoindre leur logement semble dépassé l’entendement…et pourtant cela existe à Marseille en 2007.

Avec mes amis Jean-Pierre Ravoux, Denise Triscari et Marc Diaz qui m’ont accompagné, nous avons apprécié la dignité de ces familles qui malgré leurs conditions de vie indignes d’un pays comme La France nous ont indiqué dans leur immense majorité qu’elles iraient voter en masse pour éviter qu’un Etat policier et/ou raciste ne se mette en place dans notre pays.

J’ai promis à ces malheureux locataires d’intervenir auprès de mon maire de secteur, Garo Hovsépian, de mon conseiller général, Michel Pezet et de ma députée, Sylvie Andrieux afin qu’une délégation de locataires soit reçue et qu’une intervention forte soit faite auprès du Préfet et de la direction de l’office HLM.

Voilà par où doivent passer les habitants pour regagner leur domicile :



Voilà par où doivent passer les habitants pour regagner leur domicile :





Voilà par où doivent passer les habitants pour regagner leur domicile :






Vue du toit de la cité Les Lauriers







Vue du toit de la cité Les Lauriers







Accès à l'intérieur d'un bâtiment à partir du toit de l'immeuble






A mes côtés, mes collègues élus de la mairie du 13/14, Denise Triscari et Jean-Pierre Ravoux



lundi, 26 février 2007

Que peut apporter Jospin à Ségolène Royal ?


Si cette question taraude les médias depuis quelques jours, je peux vous assurer que les électeurs des quartiers Nord de Marseille sont à des années-lumière de ces préoccupations.

Pour avoir arpenté ce week-end, avec des dizaines de militants socialistes, les cages d’escalier des cités HLM des 13° et 14° arrondissements, sur les centaines de personnes croisées lors de distributions de tracts en porte à porte , pas une seule n’a abordé le retour de Jospin dans la campagne électorale.

A signaler également que si quelques personnes ont avoué du bout des lèvres leur soutien à Le Pen, pas une seule ne nous a parlé de Sarkozy.

Autant dire que l’image de Ségolène Royal est très bonne dans les cités populaires de Marseille.

Quant au retour de Jospin en première ligne de la campagne électorale, de mon point vue, il peut permettre, au même titre que DSK, de faire revenir au bercail des électeurs socialistes égarés dans les bras de Bayrou.

Comme dirait Sarkozy, cette campagne je commence à bien la sentir dans 13° et 14° arrondissements de Marseille.

jeudi, 22 février 2007

Marseille, cité St Paul : accueil chaleureux pour les militants socialistes


Hier soir, avec des militants socialistes de mon secteur, j’ai commencé à distribuer, le programme de Ségolène Royal dans une cité HLM du 13ème arrondissement de Marseille, la cité St Paul.


Je dois avouer que j’ai été agréablement surpris par l’accueil qui nous a été réservé.

Nous avons pendant près de deux heures fait du porte à porte, discuté avec les associations locales, dialoguer avec les jeunes et quasiment tout le mode avait un à priori favorable sur Ségolène.

J’ai touché du doigt que les jeunes des cités n’ont pas oublié les mots « racailles » et « Karcher » et se délectent déjà de sanctionner Sarkozy dans les urnes.

En discutant avec les habitants, j’ai été aussi rassuré de voir que des personnes modestes qui ont souvent de grandes difficultés à joindre les deux bouts savent encore faire la différence entre une politique de droite et de gauche.

Cette première séance de porte à porte au cœur des cités m’a mis du baume au cœur et m’encourage à continuer à porter chaque soir la bonne parole du pacte présidentiel de Ségolène Royal.





mercredi, 21 février 2007

Ne pas se laisser intoxiquer par les sondages

Les sondages publiés au quotidien me laissent songeur : est-il nécessaire pour un militant de faire campagne sur le terrain alors que jour après jour les médias nous assènent de sondages laissant entendre que les jeux étaient faits ?

Ma réponse est que les seuls sondages qui m’interpellent sont ceux qui disent que 50 à 60 % des Français n’ont pas encore fait le choix de leur candidat(e) pour l’élection présidentielle.

De plus, après la prestation réussie de Ségolène Royal lundi soir sur TF1, j’ai senti les militants socialistes de mon secteur ragaillardis et enfin prêts à se mobiliser sur le terrain pour défendre le pacte présidentiel de leur candidate.

S’il y a bien une personne qui n’a pas tergiversé pour entrer en campagne électorale, c’est bien la députée socialiste de la 7ème circonscription de Marseille, Sylvie Andrieux, qui depuis plus de deux semaines déjà a mobilisé une armée de militants sur les 13°, 14° et 15° arrondissements de Marseille pour passer à l’action.

Avec Sylvie, les campagnes électorales ne se résument pas à quelques distributions de tracts aux sorties de métro ou des écoles mais à des opérations de porte à porte effectuées par des militants aguerris disposant d’argumentaires bien ficelés, aussi bien dans les cités HLM que dans les zones résidentielles.

Dans une circonscription de plus de 160 000 habitants, nous arrivons sur un espace de deux mois à couvrir 5 à 6 distributions en porte à porte.

Peu d’élu(e)s sur Marseille, toutes tendances confondues, peuvent se targuer d’avoir une telle force militante et une telle organisation militaire pour une campagne électorale.

Je commence ce soir ma première distribution du pacte présidentiel de Ségolène Royal dans une cité du 13° arrondissement de Marseille…et j’ai déjà mal aux pieds.

lundi, 19 février 2007

Assises de l’habitat organisées par la mairie des 13° et 14° arrondissements de Marseille


Samedi 17 février, ma mairie de secteur a organisé les assises de l’habitat sur le thème du logement social.

J’ai assisté toute une matinée aux débats qui m’ont rappelé les forums participatifs de Ségolène Royal.

Les habitants des grands ensembles HLM des 13° et 14° arrondissements sont intervenus pour raconter leurs conditions de vie.

Alors que de nombreux projets retenus par l’ANRU (Agence Nationale de Renouvellement Urbain) concernent ces arrondissements, les habitants ont du mal à croire que ces projets vont être mis en œuvre.

J’ai entendu des paroles très fortes d’habitants en colère : tel père de famille comparant la situation d’exclusion dont sont victimes les jeunes d’origine maghrébine, diplômés ou non, à celles des Juifs des années 40 ou tel président d’association de locataires reprochant le mépris affiché par son office d’HLM en terme de concertation ou telle mère de famille expliquant qu’elle avait squatté un appartement par nécessité absolue.

Pour la première fois depuis que je suis élu (cela fait 12 ans), j’ai entendu des mères de familles dirent que la population des quartiers Nord n’était pas considérée comme faisant partie de Marseille : pour elles, Gaudin a accentué la coupure en deux de la ville.

Quant un haut fonctionnaire a indiqué que le taux de chômage avait plus baissé au Nord de la ville qu’au Sud, il a été accueilli par une bordée de sifflets : pour les habitants des cités, les seuls emplois connus sont des temps partiels subis ou des contrats précaires.

De nombreux d’habitants nous ont dit que les projets ANRU prévus dans quelques années ont pour conséquence immédiate pour les logeurs un arrêt des travaux d’entretien courant tels que la rénovation des chauffages ou des ascenseurs. Cela renforce le sentiment d’exclusion dont ils pensent être victimes.

Tous les acteurs du logement présents à ces assises ont fortement insisté sur le fait qu’une réhabilitation urbaine était vouée à l’échec si elle n’était pas menée en parallèle avec le développement de l’insertion économique des populations.

Enfin, un responsable d’un collectif de citoyens a rappelé, sans langue de bois, que les trafics de stupéfiants dans les cités se font à une échelle jamais atteinte jusqu’à présent : certaines cités sont devenues, en toute impunité, de véritables supermarchés de la drogue.

J’ai retenu de ces riches débats que démolir des logements vétustes pour en construire de neufs est une politique publique vouée à l’échec sans une ambitieuse politique d’insertion à l’emploi, notamment en faveur des jeunes adultes, menée en parallèle avec le retour des services publics et de l’état de droit dans les cités.

Si les pouvoirs publics ne prennent pas rapidement la dimension du problème que rencontrent les cités, je crains que la ghettoïsation de ces cités va s’accroître encore plus dans les années à venir et que la fracture Nord-Sud qui coupe depuis des décennies Marseille ne devienne un fossé qu’il sera de plus en plus difficile de combler.





dimanche, 18 février 2007

Présidentielles 2007 : resserrement des positions en vue ?


Plus de deux mois que je ne me suis pas livré à mon petit jeu de politique fiction.

Je suis assez ennuyé car comment prendre de la distance et essayer d’avoir un commentaire objectif quand on est intoxiqué toute la journée par des sondages qui nous ont déjà donné le nom du vainqueur.

Cependant, je me refuse à avoir la langue de bois et livre mes impressions d’élu de terrain de quartiers populaires de Marseille.

Je commence à avoir le sentiment que les meilleurs scores du PS seront réalisés dans les villes ou des secteurs où vivent principalement les classes moyennes supérieures et les cadres supérieurs et non pas dans les quartiers populaires où le vote pourrait être partagé entre Royal, Le Pen et Sarkozy.

De même, pas un jour où je ne croise une personne m’indiquant avoir toujours voté à gauche et que cette fois elle votera Bayrou car il lui semble être le candidat le plus intellectuellement honnête ou tout simplement un choix par défaut.

Je crois aussi que Le Pen est sous-estimé dans les sondages et que la fameuse phrase , « les électeurs préféreront l’original à la copie », est toujours d’actualité.

Aussi, je me jette une nouvelle fois à l’eau en pronostiquant pour le 1er tour des présidentielles un resserrement des positions des 4 grands candidats :

- Sarkozy : 25 %
- Royal : 25 %
- Le Pen : 18 %
- Bayrou : 18 %

Les petits candidats se disputeront les miettes des 14 % restants avec 10% environ pour les autres candidats de gauche et d’extrême gauche.

Si un tel score devait se produire, seul un appel à voter Royal de la part de Bayrou et un mot d’ordre dans tout le pays, Tout sauf Sarkozy, pourrait empêcher l’élection du numéro 1 de l’UMP.

Je rappelle qu'il ne s'agit que de...politique fiction et que mon souhait le plus cher serait d'avoir la candidate socialiste caracoler loin devant Sarkozy au 1er tour.

vendredi, 16 février 2007

J’ai vu les usines de la mort


Comme tout le monde, j’avais entendu parlé des camps de la morts et notamment d'Auschwitz où les nazis ont exterminé des millions de Juifs.


J’ai eu le privilège et l’honneur d’être invité, hier, par l’ASSOCIATION FONDS MEMOIRE D’AUSCHWITZ à me rendre en Pologne avec des groupes de collégiens et de lycéens des Bouches du Rhône pour visiter les camps de Birkenau (dit Auschwitz II) et d’Auschwitz

Je tiens tout d’abord à rendre hommage aux rescapés et enfants de rescapés des camps de la morts qui nous ont accompagnés lors de cette journée et qui par leur témoignage nous ont expliqués avec des mots simples la plus grande tragédie du 20ème siècle.

Il n’y a pas de mots assez forts pour décrire ce que l’on peut ressentir quand on se rend dans de tels lieux : ces voyages qui éveillent les consciences des jeunes générations sont à encourager et à multiplier.

A ceux que l’on présente comme des révisionnistes, je dirai que le nom qui leur va le mieux est SALAUDS.

Les organisateurs de ce voyage ont également pris l’initiative de réunir dans un mois tous les participants afin de recueillir leurs impressions : je ne manquerai pas d’assister à cette réunion que j’essaierai de résumer dans une note.

Pour reprendre l’expression de mon ami Robert Mizrahi, fils de déportés et présent lors de ce voyage, nous n’avons pas un devoir de mémoire car le mot devoir évoque une contrainte, nous nous devons simplement de témoigner de ce qu’a été la barbarie des hommes.

C’est ce que je vais modestement essayer de faire par la publication de quelques clichés que vous trouverez sur mon blog dans un album photos spécialement dédié : Photos des usines de la mort : Birkenau et Auschwitz

jeudi, 15 février 2007

Et si Le Pen ne pouvait pas être candidat ?

A force de nous expliquer à chaque nouvelle élection présidentielle qu’il n’arrive pas récolter les fameuses 500 signatures, Le Pen pourrait cette fois-ci, pour de bon, être exclu de l’élection présidentielle.

Dans le cas de figure où Le Pen ne serait pas candidat, que fera son électorat : choisira t-il Villers comme candidat de substitution ou votera t-il majoritairement Sarkozy qui a tout fait ces derniers mois pour s’approprier la rhétorique et les propositions du leader du Front National ?

A moins que l’électorat protestataire qui se défoule à chaque élection en votant Le Pen ne considère Bayrou comme le nouveau candidat anti-système ?

Pour ma part, je pense que le vote FN se reportera comme un seul homme sur Sarkozy quelles que soient les consignes que pourrait donner Le Pen.

Dans ce cas de figure, un Sarkozy à plus de 40% au premier tour sera difficilement battable.

Cette quête de signatures auprès des maires des communes les reculées du pays pour participer à l’élection présidentielle est quand même pathétique et une profonde réforme institutionnelle s’impose.

mercredi, 14 février 2007

Ségolène Royal, la candidate du pouvoir d'achat et de la jeunesse

J’ai commencé à étudier en détail les 100 propositions du pacte présidentiel que propose Ségolène ROYAL. Etant élu de quartiers populaires de Marseille, je me suis d’abord focalisé sur les mesures concernant le pouvoir d’achat et la jeunesse :

Concernant le pouvoir d’achat, j’ai trouvé les propositions suivantes :

- le SMIC porté à 1500 €
- les petites retraites augmentées de 5%
- le minimum vieillesse versé chaque mois
- les allocations aux personnes handicapées augmentées de 5%
- l’allocation de rentrée scolaire doublée et versée en deux fois
- les allocations logement augmentées de manière à limiter à 25% le montant des loyers pour les familles modestes

Concernant la jeunesse, j’ai trouvé les propositions suivantes :

- création du droit au premier emploi des jeunes pour qu’aucun jeune ne reste au chômage plus de 6 mois sans avoir une formation ou un emploi aidé.
- création de 500 000 emplois tremplins pour les jeunes
- mise en place d’un prêt à taux zéro de 10 000 € pour chaque jeune
- mise en place d’une carte santé jeune 16/25 ans ouvrant le droit à la gratuité d’une consultation médicale tous les six mois

Bien sûr, les esprits chagrins vont nous expliquer que seule la croissance ne pourra pas financer ces mesures et qu’il faudra créer de nouvelles recettes par l’impôt : je leur réponds : ayez encore un peu de patience, les socialistes ne sont pas des démagogues comme certains de leurs adversaires (suivez mon regard…) : le moment venu, tous les chiffres du financement des 100 propositions du pacte présidentiel de Ségolène Royal seront fournis.

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