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lundi, 30 avril 2007

Royal/ Bayrou : le débat qui fait débat


J’ai suivi avec attention le débat Royal/Bayrou : au-delà du fond de ce débat, ce que j’ai envie de retenir c’est d’abord qu’il ait eu lieu, avec comme conséquence d’avoir ringardiser Sarkozy qui n’a eu, semble t-il, de cesse d’essayer de le faire annuler.

La photo à la une de nombreux journaux montrant la poignée de main entre Royal et Bayrou a du aussi marquer de nombreux esprits.

Sur le fond des programmes, j’ai bien noté que sur les questions institutionnelles et sur le sujet sensible de l’impartialité de l’Etat, Ségolène Royal et François Bayrou étaient globalement en phase mais qu’ils restaient relativement éloignés sur les questions économiques et sociales.

Je ne sais pas si ce débat aura permis aux électeurs du leader de l’UDF de basculer majoritairement dans le camp de Ségolène Royal pour le second tour mais je note que Sarkozy doit quand même s’inquiéter un peu puisque hier il s’est renié en laissant entendre pour la première fois qu’une dose de proportionnelle pourrait être introduite à l’assemblée nationale.

Avec cette proposition Sarkozy fait un pas vers une des revendications majeures de l’UDF…et du FN, mais la ficelle semble quand même un peu grosse…

J’espère que le débat Royal/Sarkozy permettra aux millions de Français indécis de faire le bon choix dimanche prochain.

vendredi, 27 avril 2007

PS et UDF : l’impossible dialogue…pour l’instant

Bayrou a remarquablement manœuvré durant cette campagne électorale : après avoir fait croire jusque dans la dernière ligne droite qu’il pouvait atteindre le second tour et gagner l’élection présidentielle contre Sarkozy ou Royal, conforté en cela par de multiples sondages, il réussit encore le tour de force de ne faire parler que de lui cinq jours après avoir été éliminé du second tour depuis dimanche soir. Chapeau l’artiste !

Si j’ai toujours pensé que les électeurs de Bayrou seraient les arbitres du second tour, je suis persuadé, malgré toute l’agitation médiatique du leader centriste que celui-ci souhaite en son for intérieur la victoire de Sarkozy dont il est pourtant plus éloigné que Royal.

En effet, si la candidate socialiste est battue, on peut penser qu’une nouvelle crise s’ouvrira au PS entre les tenants de ligne sociale démocrate et ceux de la ligne à gauche toute…sans compter ceux qui critiqueront la personnalité même de Ségolène Royal ou son style de campagne.

Pendant ce temps, le leader centriste avec son nouveau parti pourrait apparaitre à nouveau comme un homme neuf au dessus des querelles d’appareils, élargir son espace et donc affaiblir encore plus le PS.

Bientôt (aux législatives ?), le problème des alliances va forcément se poser pour le PS du fait de l’affaiblissement de ses partenaires traditionnels et de la mort annoncée des triangulaires où la présence du FN a permis depuis une quinzaine d’années l’élection de nombreux députés, conseillers généraux ou maires socialistes.

Pour l’instant, je trouve incongru d’évoquer la présence de ministres UDF au gouvernement en cas de victoire de Ségolène Royal ; la seule conséquence immédiate est, à mon sens, d’hérisser le poil de bon nombre d’électeurs de la gauche non socialiste qui malgré les consignes de vote données par leurs leaders pourraient bouder ce second tour.

A suivre…

jeudi, 26 avril 2007

7ème circonscription de Marseille : la mobilisation pour Ségolène ne faiblit pas


A peine les résultats du 1er tour de l’élection connus sur la 7ème circonscription de Marseille où nous avons noté avec satisfaction que Ségolène a fait un score de plus de 35% contre 25% à Sarkozy et surtout dispose de près de 4000 voix d’avance, nous sommes repartis sur le terrain pour convaincre les électeurs d’adhérer au pacte présidentiel de Ségolène.

Hier, deux journalistes de l’AFP ont souhaité suivre Sylvie Andrieux, députée de 7ème circonscription, accompagnée de toute son équipe lors d’une après-midi de porte à porte dans le quartier de St Just.

Alors que dans ce périmètre, les résultats du 1er tour n’étaient pas terribles, j’ai noté l’accueil chaleureux et les encouragement que nous ont réservés les habitants de St Just : il est clair pour beaucoup d’entre eux que Sarkozy leur fait peur et même s’ils n’adhérent pas à 100% au projet de Ségolène, ils nous ont dit qu’ils voteront pour elle, même s’ils ne l’ont pas fait au 1er tour.

Dans tous les cas, le moral des militants de la 7ème circonscription de Marseille est gonflé à bloc !

L'AFP avait dépêché deux journalistes pour nous suivre lors de notre séance quotidienne de porte à porte

















Les militants de la 7ème circonscription de Marseille toujours présents !






Après 3 heures de porte à porte sans interruption, nous avons fait une petite pause dans le local d'une association bouliste de St Just




mercredi, 25 avril 2007

Projection des résultats électoraux marseillais sur les prochaines législatives :

Je viens de prendre connaissance dans le journal Marseille l’Hebdo des résultats électoraux de Marseille par circonscription.

La conséquence de l’effondrement du FN va vraisemblablement entrainer la fin des triangulaires dans la 8ème circonscription de Marseille et donc un duel à haut risque entre mon collègue Christophe Masse, député socialiste sortant et la candidate UMP Valérie Boyer.

Dans les circonscriptions de Marseille où les députés sortants sont UMP (Gilles, Roatta, Tian, Blum et Teissier), ceux-ci sont quasiment assurer d’être en duel avec les candidats PS, l’UDF et le FN réalisant des scores trop inférieurs au chiffre de 12,5 % des inscrits pour pouvoir se maintenir.

Enfin dans la 4ème et 7ème circonscription de Marseille où les sortants sont le communiste Frédéric Dutoit et ma collègue et amie, la socialiste Sylvie Andrieux, la triangulaire se dessinant entre l’UMP, le PS et le FN devrait permettre l’élection des candidats PS.

Toutefois…ces projections favorables à l’UMP pour l’instant pourraient être rééquilibrées en faveur du PS en cas de victoire de Ségolène Royal : dans cette hypothèse, cela aura signifié que les électeurs de l’UDF auront voté massivement pour la candidate socialiste. Les candidats PS et PRG, Mennucci et Rouzaud pourraient alors l’emporter face aux sortants Roatta et Muselier si le report des voix de l’UDF était de 2/3 en faveur du PS.

mardi, 24 avril 2007

Ma première analyse des résultats sur Marseille

Je ne vais pas analyser les résultats de l’élection présidentielle sur le plan national puisque tout a été dit; je me contenterai de commenter les résultats sur Marseille.

Comme à chaque élection ma soirée électorale a débuté au siège de campagne de Sylvie Andrieux, députée de la 7ème circonscription de Marseille puis s’est poursuivie jusqu’à deux heures du matin à l’hôtel de ville où j’ai été récolter les résultats de l’ensemble des arrondissements de Marseille.

Aux côtés des militants du 14ème arrondissement de Marseille, j’ai rapidement compris dès l’arrivée des premiers résultats que le Front National s’était effondré au profit de Sarkozy.
En effet, dans de nombreux bureaux de vote où Le Pen faisait en 2002 30% des voix et Chirac 15%, les scores ont été inversés quasiment à la virgule près entre le FN et l'UMP. Dans les cités populaires des quartiers Nord, la mobilisation citoyenne a par contre été très favorable à Ségolène Royal avec des scores dépassant très souvent les 45% et allant jusqu’à 65% !

J’avoue ne pas avoir perçu ce transfert de voix massif entre le FN et l’UMP dans les arrondissements où je suis élu. J’étais en revanche certain, comme je l’ai écrit à plusieurs reprises sur mon blog, que les cités voteraient des deux mains contre Sarkozy.

Marseille a, dimanche soir, placé Sarkozy en tête dans 10 arrondissements sur 16 et Royal dans 6 arrondissements. J’avoue avoir été surpris de constater que le 13ème arrondissement, historiquement à gauche, avait donné un avantage de 1800 voix à Sarkozy sur Ségolène Royal. J’ai voulu creuser un peu l’analyse de ces résultats en regardant de près bureau de vote par bureau de vote et, hormis le fait déjà évoqué du basculement d’un électorat FN vers Sarkozy, je me suis aperçu que la partie du 13ème arrondissement ouverte à une urbanisation massive ces dernières années (secteur de Château-Gombert, La Croix-Rouge, Les Olives, Les Martégaux, St Mitre) avait donné 2200 voix d’avance à Sarkozy sur un périmètre représentant environ 1/3 de l’arrondissement.

J’ai noté également dans les 15ème et 16ème arrondissements de Marseille dont la mairie de secteur est détenue par le député communiste, Frédéric Dutoit, l’effondrement du PC au profit du PS : 4, 48 % et 6,35 % dans ces deux arrondissements pour Buffet et 36,51et 33,28 % pour Royal. Le candidat PS qui aura l’investiture dans la 4ème circonscription de Marseille, qui contient également le 3ème arrondissement (Royal : 39,57 % et Buffet 3,29 %), sera vraisemblablement élu député.

A noter également qu’une simulation sur la 3ème circonscription de Marseille donne Royal et Sarkozy au coude à coude, ce qui peu laisser de bons espoirs à Patrick Mennucci, candidat PS, d’arracher à Roatta, le sortant UMP, son siège de député.

A Gaudin et à ses adjoints qui se sont réjouis, dans les couloirs de l’hôtel de ville, le soir des résultats, de l’ampleur du score de Sarkozy à Marseille dans la perspective des prochaines élections municipales, j’ai envie de leur dire : beaucoup de Marseillais ont voté massivement pour Sarkozy car ils ont considéré celui-ci comme avant tout le candidat de l’extrême droite et le successeur de Le Pen. Se glorifier de cela n’est pas à l’honneur du premier magistrat de Marseille.

dimanche, 22 avril 2007

Présidentielles 2007 : hypocrisie sur la communication des résultats

Les Français devront officiellement attendre 20 heures pour connaitre les résultats du 1er tour de l'élection présidentielle alors que les médias disposeront de l'information vers 18 h 30.

Les bureaux de vote de nombreuses villes fermant à 20 heures, je comprends que communiquer les résultats vers 18 h 30 serait de nature à les fausser d'autant plus si ceux-ci s'avéraient serrés.

L'arrivée d'Internet dans le monde des médias change cependant la donne puisque des sites de journaux belges et suisses annoncent qu'ils ne sont pas soumis à la loi française et qu'ils donneront dès 18 h / 18 h 30 les estimations circulant dans toutes les rédactions et états-majors politiques.

Ainsi, on peut penser que les résultats se répendront comme une trainée de poudre dans tout le pays dès que des internautes y auront accédés.

Il y aurait eu pourtant une méthode simple pour palier à ce cafouillage : fermer tous les bureaux de vote de l'hexagone à la même heure.

samedi, 21 avril 2007

Merci Marianne


J’ai enfin pu trouver le fameux numéro de l’hebdomadaire Marianne sur « Le Vrai Sarkozy » : je loue le courage de la rédaction de cet hebdomadaire d’avoir décrit le leader de l’UMP tel qu’il est vraiment :
Parmi les 12 pages du reportage, je ne peux résister au plaisir de citer quelques morceaux choisis tenus par un homme qui voulait être président :

Karcher en septembre, 200 000 adhérents en novembre.

Maintenant dans les réunions publiques, c’est moi qui fait les questions et les réponses, et, à la sortie les gens ont l’impression qu’on s’est vraiment parlé

Les gens qui habitent Neuilly sont ceux qui se sont battus pour prendre plus de responsabilités, pour travailler plus que les autres

Dans un monde où la déloyauté est la règle, vous me permettrez d’afficher, de manière peut-être provocante, ma loyauté envers Jacques Chirac (juin 1992)

Je refuse tout ce qui est artifice pour façonner à tout prix une image, les photos avec femmes et enfants, la success-story, vouloir se faire aimer, poser en tenue décontractée.


Ce qui ressort de ce document de Marianne, c’est que Sarkozy serait un vrai danger pour notre pays s’il arrivait au pouvait.

Je pense que les 500 000 exemplaires publiés par Marianne ont du être lus des millions d’électeurs et que parmi eux un grand nombre s’est aperçu, preuves à l’appui, que la France ne méritait pas un Nicolas Sarkozy comme Président de la République.

jeudi, 19 avril 2007

Sarkozy insulte l'Allemagne

Les propos de Nicolas Sarkozy sur la solution finale déclenchent une polémique en Allemagne
Le Frankfurter Allgemeine Zeitung a publié un article intitulé "Sarkozy s'en prend à l'Allemagne" après que ce dernier en meeting les 7 et 31 mars puis dans la revue Philosophie Magazine, ait expliqué que « la France n'a pas à rougir de son histoire car la France n’a jamais cédé à la tentation totalitaire. Elle n’a jamais exterminé un peuple. Elle n’a pas inventé la solution finale, elle n’a pas commis de crime contre l’humanité, ni de génocide.. »
De tels propos sont la négation de la réconciliation franco-allemande construite depuis 50 ans par tous les Présidents de la Cinquième République.

Comment Sarkozy, futur président, qui attaque les allemands si explicitement, pourrait-il continuer à faire tourner le moteur franco-allemand ? Devons nous nous attendre à ce que, dans le cas d’une présidence Sarkozy, l’amitié franco-allemande tombe au point mort ?
De bonnes relations franco-allemandes n’ont-elles plus la moindre signification pour Sarkozy, aujourd’hui, pour la construction d’une Europe en commun ?

Vous trouverez ci-joint un extrait de ses meetings de Caen et de Nice diffusé en boucle dans les chaînes de télévision
allemandes :


mercredi, 18 avril 2007

Oui, Nicolas Sarkozy est dangereux

En recherchant des sondages sur des sites belges et suisses (je n'en ai pas trouvés), j'ai été stupéfait de lire la prise de position d'un des plus grands quotidiens belges, "Le Soir" sur l'élection présidentielle française;

Voici l'éditorial de ce quotidien, signé Joëlle Meskens :

Jusque-là, nous ne l'avions pas écrit. Parce qu'il demeure exceptionnel que Le Soir prenne position dans une élection, comme il l'avait fait pour soutenir John Kerry face à George Bush aux Etats-Unis.
Cette fois pourtant, on ne peut plus rester sans le dire. Oui, Nicolas Sarkozy est dangereux. Parce que le candidat de l'UMP à l'Elysée a franchi la ligne rouge. Ses propos sur le caractère inné de la pédophilie ou de la tendance suicidaire bouleversent tous les principes de l'humanisme. La société ne servirait donc à rien ? A quoi bon alors l'éducation, la famille, l'amour, l'apprentissage de la tolérance, si le seul destin décide de faire d'un homme un héros ou un monstre ? Ses propos sur l'Allemagne, prédisposée à s'abandonner au nazisme, sont tout aussi écoeurants. Et que dire de cette phrase, entendue en meeting : « La France n'a pas à rougir de son Histoire. Elle n'a pas inventé la solution finale. » Aurait-il oublié que la France a collaboré ? Que Vichy a livré des Juifs aux nazis ? Jacques Chirac a beaucoup de torts. Mais il a eu ce courage, lui, de reconnaître la responsabilité de l'Etat français pour la collaboration.

Ce virage complète chez Nicolas Sarkozy une posture résolument populiste. Combien de fois, lorsqu'il était à l'Intérieur, n'a-t-il pas accusé les juges de ne pas en faire assez, violant ouvertement la séparation des pouvoirs ? Sa mainmise sur les médias ne laisse pas d'inquiéter, elle aussi, obtenant ici le limogeage d'un directeur dérangeant, discutant là de l'embauche d'un journaliste chargé de couvrir l'UMP. Et que dire de ses déplacements de campagne ? Non seulement il ne peut plus se rendre en banlieue, là où Jean-Marie Le Pen se promène désormais, mais même dans des quartiers moins chauds comme la semaine dernière à la Croix-Rousse à Lyon, il doit reculer par crainte des manifestants.

« Prendre des voix au Front national, est-ce mal ? », interroge Nicolas Sarkozy. Non, bien sûr, au contraire. Mais à condition de ne pas séduire ses électeurs avec les mêmes mots. Au soir du premier tour, le candidat de l'UMP se félicitera peut-être d'avoir asséché le terreau électoral de Jean-Marie Le Pen. Mais à quel prix ? Celui, affolant, d'une lepénisation des esprits.

mardi, 17 avril 2007

Rocard a-t-il marqué un but contre son camp ?


La proposition de Michel Rocard appelant dans le journal « Le Monde » à une alliance entre le PS et l’UDF a fait coulé beaucoup d’encre ces derniers jours et suscité bon nombre de commentaires.

Je remarque que seules des personnalités telles que Kouchner et Allègre qui ne représentent rien dans l’appareil du PS ont acquiescé au discours de Rocard. Peut-être se voient-ils déjà ministres de Bayrou si celui-ci créait la surprise ?

Une des questions que je me pose est : Rocard a-t-il « plombé » Ségolène en faisant basculer des indécis socialistes dans le camp de Bayrou car il les a décomplexés ou au contraire a-t-il affaibli Bayrou avec le retour au bercail d’électeurs UMP prêts à voter Bayrou et qui n’accepteront jamais une alliance avec l’UDF ?

Nous aurons la réponse dimanche soir…

Si les dirigeants du PS ont balayé d’un revers de main l’alliance prônée par Rocard dès le 1er tour, je remarque que Ségolène, elle, consciente des faiblesses de réserves de gauche, laisse une porte ouverte pour le second tour en expliquant que son pacte présidentiel a vocation à rassembler tous les Français...

Ainsi, Rocard dont les observateurs politiques disent qu’il a toujours eu raison trop tôt a peut-être eu, cette fois-ci, une seule semaine d’avance sur les évènements.

En effet, si Ségolène Royal est qualifiée au 1er tour avec seulement un ou deux points d’avance sur Bayrou, il sera difficile de ne pas promettre Matignon à ce dernier …ainsi qu’une cinquantaine de circonscriptions afin d’avoir une chance sérieuse de victoire.

Décidément j’ai hâte d’être déjà dimanche 22 avril à 20 heures.

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