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mercredi, 27 juin 2007
Que reste t-il de Ségolène ?
Ces dernières semaines, les critiques contre Ségolène Royal se sont multipliées au sommet de la hiérarchie du Parti Socialiste. Le mot qui est revenu le plus souvent est celui du député fabusien Claude Bartolone qui le premier a déclaré que l’élection présidentielle était « imperdable » pour le PS.
Lors du conseil national du PS de samedi dernier, la quasi totalités des cadres nationaux socialistes ont plébiscité le calendrier de François Hollande avec un congrès après les municipales de mars 2008, prenant ainsi le contre-pied des propositions de Ségolène Royal qui souhaitait l’organisation d’un congrès d’ici la fin de l’année.
Les propos acerbes tenus par Jean-Marc Ayrault et Pierre Mauroy, deux des premiers et principaux soutiens de Ségolène, sur l’absence de la présidente de Poitou-Charentes à ce conseil national laissent penser que celle-ci risque de se retrouver bien seule dans les semaines à venir.
A titre personnel, j’ai très sceptique lorsque Ségolène Royal a reçu l’investiture du PS pour l’élection présidentielle. Pourtant au fil des semaines, j’ai senti que sa candidature avait entrainé un immense espoir pour le peuple de gauche.
Malgré la défaite, je restai convaincu que seule Ségolène pouvait incarner la rénovation du PS.
Aujourd’hui, après les diverses déclarations de Ségolène à travers les médias : « je veux diriger le parti socialiste », « j’ai perdu à cause du programme du parti » ainsi que le coup de fil à Bayrou entre les deux tours de l’élection législative (le coup de fil de trop ?) et sa déclaration sur sa séparation avec François Hollande le soir du 2ème tour des législatives font que bon nombre de militants de base, comme moi, s’interrogent et se demandent si Ségolène Royal peut encore incarner l’avenir du PS.
Il y a encore une grande inconnue au niveau du PS : les adhérents à 20 € qui ont largement plébiscité Ségolène Royal accepteront-ils de renouveler leur adhésion au PS après la défaite de leur championne et savent-il que les tarifs sont proportionnels aux revenus (de 45 € à 300 €) ?
Si la proportion des adhérents à 20 € qui acceptera de rentrer dans le rang du « vieux PS » est très importante, alors Ségolène Royal pourrait effectivement peser dans l'avenir dans le rapport de forces du PS sinon…
07:30 Publié dans Réflexions | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : PS, Ségolène, politique, Royal
Commentaires
Le couple Ségo et François (Ils étaient “pacsés” je crois) est un peu à l’image des français dont les mariages sont moins fréquents et ont lieu de plus en plus tard. En France métropolitaine, la mariée a 29,7 ans et le marié 31,9 ans en moyenne lors de leur premier passage devant le maire en 2005. En 1980, ils avaient respectivement 23 et 25 ans. Cela se traduit dans la pyramide des âges par un décalage de plus en plus important avec les anciennes générations.
Et leur séparation aussi … Ainsi après être resté stable durant une quinzaine d’années (autour de 115 000 divorces par an), le nombre de divorces en France métropolitaine est en forte augmentation depuis 2003 avec un pic de 152 000 divorces en 2005. L’augmentation observée concerne tous les mariages, quelle que soit leur durée. Si les comportements de divortialité actuels restaient identiques, la moitié des mariages célébrés en 2005 (52 %) se termineraient par un divorce. Alors qu’en 1990, la proportion des divorces n’était que d’un mariage sur trois (32 %), et en 1980 moins d’un mariage sur quatre (22 %) se terminait par un divorce.
Je crois que Léon Blum croyait que la réussite économique d’un pays repose sur l’importance de ses forces vives. Son objectif était de trouver une manière de les régénérer d’où je pense son témoignage des origines du Socialisme que je cite :
Le socialisme est né du « contraste entre le faste des uns et le dénuement des autres, entre le labeur accablant et la paresse insolente. Il n’est pas le produit de l’envie, qui est le plus bas des mobiles humains, mais de la justice et de la pitié, qui sont les plus nobles »
Léon BLUM
Le Socialisme “rénové”, fidèle je l’espère aux origines décrites par Léon Blum, pourra t il participer à inverser la tendance d’une population vieillissante, auquel il faudrait ajouter la baisse de la natalité, en permettant plus d’innovations économiques françaises et un endettement “ plus supportable ” pour les ménages ?
Voici ces quelques chiffres dont il faudrait, selon moi, tenir aussi compte car il devrait pouvoir apporter une petite pierre à la rénovation de l’édifice.
Cordialement.
Ecrit par : MARTINI | samedi, 30 juin 2007

