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lundi, 09 juillet 2007
Analyse de François Hollande sur la défaite de l’élection présidentielle
![]() | En relisant ce week-end, des anciens numéros de l’hebdo des socialistes, j’ai mis la main sur l’analyse faite le 23 juin dernier au conseil national du PS par François Hollande sur la défaite présidentielle. Je partage cette analyse dont je livre quelques extraits : |
« Nous avons réussi, avec Ségolène Royal, à être largement majoritaire, auprès des jeunes, des diplômés et de ce que l’on appelle les habitants des quartiers.(…) En revanche nous sommes minoritaires au sein de la France modeste, âgée, rurale et ouvrière.(…)
Une majorité de nos électeurs était davantage motivée par un refus que par une adhésion. A l’inverse du mouvement qui a porté Nicolas Sarkozy.(…) Nicolas Sarkozy s’est appuyé sur un grand parti…qu’il a transformé en machine personnelle au service d’une idéologie fondée d’abord sur l’exploitation du ressentiment à l’égard des fonctionnaires, des élites, des immigrés…bref, des « profiteurs » du système » tout en présentant un programme en faveur de la rente et du profit. Là est le paradoxe. C’est quand même un comble que le thème de travail ait été plus efficace chez les retraités, c’est à-dire ceux qui ne travaillent pas que chez les ouvriers ! (…)
Il y a eu aussi jonction entre la droite et l’extrême droite sur les thèmes les plus sécuritaires, autoritaires, durs. Et, ce que l’on pensait être des provocations, voire des erreurs se sont révélées des habilités cyniques. Cette jonction peut être durable et nous interpelle forcément. (..)
Notre unité elle-même a été mise à l’épreuve, disons-le par des exercices de démocratie interne qui ont ou faire notre fierté (référendum, congrès, primaire) mais qui laissent des traces, ne favorisant pas le travail collectif et la clarté des choix(…)
L’échec que nous venons de subir nous concerne tous, à des niveaux différents, j’en conviens. Chacun doit avoir la lucidité de tout regarder.
Hollande me laisse beaucoup de regrets : il est peut-être depuis des années le meilleur des socialistes mais n’est jamais arrivé à fendre l’armure pour devenir le chef incontestable de l’opposition et donc le candidat socialiste à l’élection présidentielle. J’ai toutefois l’intuition qu’il pense déjà à la présidentielle de 2012 d’autant plus que si DSK se retire de la vie politique française en prenant la direction du FMI, si Ségolène continue à perdre les soutiens qui lui ont permis de décrocher l’investiture du PS et si Fabius n’arrive toujours pas à combler son déficit de popularité avec les Français, le seul écueil restant pour Hollande sera Delanoë qui se concentre, pour l'instant, sur sa réélection à la mairie de Paris.
07:25 Publié dans Réaction à l'actualité | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Hollande, PS, élections, Sarkozy, Royal, DSK, Fabius
Commentaires
Le flop socialiste de la présidentielle ne fut que le reflet d'un parti malade et complétement désorganisé. Comment voulez vous que les élécteurs aient pu faire confiance à un groupement politique dont les principales têtes étaient parfois, même souvent, en désacord. Les élections ne sont pas un jeu, il faut de la rigueur. Voyant de multiples reportages sur l'organisations des campagnes, je peux dire désormais au combien nous avons eu de la chance que la droite passe haut la main. Pour résumer madame Royal semblait être une petite fille impossible à maitriser pleine de curiosité et n'en faisant qu'a sa tête. Mission donc difficile pour le parti que de faire tenir en place la candidate, rattraper bétises et manque de bon sens.
Ecrit par : anonyme | mercredi, 11 juillet 2007



