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mardi, 20 mai 2008
Quand Nicolas Sarkozy renie sa position sur l’adhésion de la Turquie à l’Union Européenne
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Aujourd’hui le projet de réforme de la constitution doit être débattu à l’assemblée nationale
Les médias se sont focalisés depuis plusieurs semaines sur les mesures phares de ce projet de loi :
- possibilité pour le président de s’exprimer devant le parlement,
- possibilité par le parlement de valider ou nom le choix du président pour certaines nominations,
- évaluations des politiques publiques votées par le parlement.
Cette révision entraînera aussi, si elle est approuvée, la disparition de l’article 88-5 qui, depuis 2005, rendait obligatoire un référendum pour ratifier toute nouvelle adhésion à l’Union Européenne (UE) . Ainsi, le candidat Sarkozy qui tout au long de la campagne présidentielle a martelé que la Turquie n’était pas en Europe et qu’il s’opposerait à cette adhésion a fait volte-face face à la pression de l’UE.
Sur un plan plus local, je suis curieux de voir comment les députés UMP Valérie Boyer et Roland Blum qui ont une forte communauté arménienne sur leur circonscription vont réagir : auront-ils le droit de s’abstenir ou voteront-ils en « godillots » le projet de réforme constitutionnelle sachant qu’ils avaient fait du rejet de l’adhésion à la Turquie à l’UE un de leurs thèmes de campagne lors des dernières législatives ?
Les électeurs noteront la duplicité du président Sarkozy sur ce sujet par rapport aux promesses faites le temps d’une campagne électorale.
Il est cependant bien connu que les promesses n’engagent que ceux qui les croient…
07:15 Publié dans Réaction à l'actualité | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : Marseille, Sarkozy, UMP, PS, Boyer, Blum, Turquie
Commentaires
Bonjour Mr Mari , je voudrais avoir l'extrait du discours de Nicolas Sarkozy disant qu'il accepte l'entrée de la turquie dans l'Union Européene?
J'aimerais par ailleurs savoir la position (si il y en a une ) du PS sur cette question , ainsi que la votre et celle du maire de secteur.
Ecrit par : stephane | mardi, 27 mai 2008
J'aimerais connaitre la position de madame Andrieux sur la réforme des institutions qui augmente significativement les pouvoirs du parlement (si elle en a une ).Y est elle favorable ?
Merci d'avance pour votre réponse.
Ecrit par : angélique | mardi, 27 mai 2008
@Angélique
Je vous invite à poser votre question directement à Madame Andrieux, mon blog n'étant pas son blog !
P.S : pas la peine de changer de pseudo pour poser des questions : l'adresse IP de la question de stephane était identique à la votre à 3 minutes d'intervalle !
je suppose qu'Angélique et Stéphane sont en fait un ou une élue UMP de la mairie du 13/14.
Bien amicalement
Stéphane MARI
Ecrit par : Stéphane MARI | mardi, 27 mai 2008
@stephane
Voici un article du Figaro datant de décembre 2004 :
Nicolas Sarkozy, président de l'UMP, a affirmé hier à Paris que préférer offrir à la Turquie un partenariat privilégié plutôt qu'une intégration dans l'Union européenne, comme le souhaite Jacques Chirac, ne constituait «pas un délit d'opinion». Le président de l'UMP a ainsi répété sa réticence à l'adhésion. «Si la Turquie était européenne, ça se saurait» a-t-il déclaré.
«Nous avons le droit de dire qu'entre le partenariat privilégié et l'intégration, nous préférons le partenariat privilégié. Il n'y pas de délit d'opinion. Nous n'avons pas à choisir entre nos convictions et la loyauté parce que la première des loyautés, c'est d'être sincère dans l'affirmation de ses convictions», a affirmé M. Sarkozy.
«Est ce que ça pose problème? Non. Dans notre vie politique, il peut y avoir des débats», a ajouté M. Sarkozy, qui s'exprimait devant plus d'un millier de nouveaux adhérents, reçus par lui dans un théâtre situé près du siège de son parti, rue La Boétie (Paris VIIIè).
«Il ne s'agit pas d'isoler ou de rejeter la Turquie. Mais la question qui se pose est: "comment devons-nous conforter la Turquie sur le chemin de la démocratie?" Il y a deux voies: l'intégration de la Turquie, l'autre le partenariat privilégié. Je suis partisan du partenariat privilégié», a-t-il affirmé.
Pour dire cela, «il n'y a nul besoin d'élever la voix ou de taper du poing sur la table. Entre démocrates, il faut analyser la situation et essayer de trouver la bonne solution».
Selon M. Sarkozy, «la construction européenne, ce n'est pas seulement ce que pensent nos amis américains, un grand marché, c'est une communauté de valeurs pour construire une puissance».
Selon lui, «ce n'est pas insulter la Turquie que de dire que ce n'est pas un hasard si elle choisit comme capitale (Ankara) une ville dont je n'ai pas connaissance qu'elle se situe exactement en Europe».
«Si la Turquie était européenne, ça se saurait» a-t-il affirmé.
«Nous devons être reconnaissants à Jacques Chirac d'avoir proposé dans la réforme constitutionnelle que le référendum soit la règle pour décider si oui ou non la Turquie sera intégrée ou associée. Le président de la République a fait un choix qui est républicain et démocratique», a-t-il assuré.
De la même manière, selon lui, Jacques Chirac «et l'ensemble des dirigeants européens ont eu raison de prévoir le début des négociations (avec la Turquie) en 2005. C'était impossible de refuser. Refuser de discuter, c'est dire qu'on a peur. L'ouverture de discussions n'est pas un problème».
L'UMP s'est toujours démarquée du président Chirac sur la question de la Turquie. Alain Juppé, quand il était président du parti, avait déjà pris position en faveur du partenariat privilégié avec Ankara.
Stéphane MARI : "Quant à ma position, elle est claire, je souhaite que le peuple français se prononce par référendum sur l'adhésion de la Turquie. Pour ma part je voterai NON."
Ecrit par : Stéphane MARI | mardi, 27 mai 2008




