vendredi, 11 septembre 2009

Au sujet du cumul des mandats

Je prends rarement la parole lors des conseils fédéraux de la fédération socialiste des Bouches-du-Rhône : cependant mercredi je suis intervenu sur le sujet du cumul des mandats qui est au cœur même de la rénovation du parti socialiste. Voici mon intervention :

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mercredi, 08 juillet 2009

Oui à des primaires ouvertes pour désigner le candidat socialiste à l’élection présidentielle.

 

J’ai pris connaissance du rapport rédigé par Arnaud Montebourg et Olivier Ferrand, président du Think Tank (club de réflexion) Terra Nova sur la mise en place de primaires ouvertes aux sympathisants de gauche pour désigner le candidat socialiste à la prochaine élection présidentielle.

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mercredi, 27 juin 2007

Que reste t-il de Ségolène ?

Ces dernières semaines, les critiques contre Ségolène Royal se sont multipliées au sommet de la hiérarchie du Parti Socialiste. Le mot qui est revenu le plus souvent est celui du député fabusien Claude Bartolone qui le premier a déclaré que l’élection présidentielle était « imperdable » pour le PS.

Lors du conseil national du PS de samedi dernier, la quasi totalités des cadres nationaux socialistes ont plébiscité le calendrier de François Hollande avec un congrès après les municipales de mars 2008, prenant ainsi le contre-pied des propositions de Ségolène Royal qui souhaitait l’organisation d’un congrès d’ici la fin de l’année.

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mardi, 22 mai 2007

Quel avenir pour le PS ?

Lorsque je lis les derniers sondages faisant état du soutien de plus de 60% des Français au gouvernement Fillon, je nourris quelques inquiétudes sur le score de mon parti lors des prochaines élections législatives.

J’ai lu ce week-end une interview d’Hubert Védrine qui à la question : « Que conseillez-vous à la gauche » , répond : « De regarder le monde tel qu’il l’est »

Je reprends à mon compte cette réponse lapidaire de Védrine qui illustre bien le décalage entre les attentes de la majorité des Français et le programme économique et social du PS.

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vendredi, 27 avril 2007

PS et UDF : l’impossible dialogue…pour l’instant

Bayrou a remarquablement manœuvré durant cette campagne électorale : après avoir fait croire jusque dans la dernière ligne droite qu’il pouvait atteindre le second tour et gagner l’élection présidentielle contre Sarkozy ou Royal, conforté en cela par de multiples sondages, il réussit encore le tour de force de ne faire parler que de lui cinq jours après avoir été éliminé du second tour depuis dimanche soir. Chapeau l’artiste !

Si j’ai toujours pensé que les électeurs de Bayrou seraient les arbitres du second tour, je suis persuadé, malgré toute l’agitation médiatique du leader centriste que celui-ci souhaite en son for intérieur la victoire de Sarkozy dont il est pourtant plus éloigné que Royal.

En effet, si la candidate socialiste est battue, on peut penser qu’une nouvelle crise s’ouvrira au PS entre les tenants de ligne sociale démocrate et ceux de la ligne à gauche toute…sans compter ceux qui critiqueront la personnalité même de Ségolène Royal ou son style de campagne.

Pendant ce temps, le leader centriste avec son nouveau parti pourrait apparaitre à nouveau comme un homme neuf au dessus des querelles d’appareils, élargir son espace et donc affaiblir encore plus le PS.

Bientôt (aux législatives ?), le problème des alliances va forcément se poser pour le PS du fait de l’affaiblissement de ses partenaires traditionnels et de la mort annoncée des triangulaires où la présence du FN a permis depuis une quinzaine d’années l’élection de nombreux députés, conseillers généraux ou maires socialistes.

Pour l’instant, je trouve incongru d’évoquer la présence de ministres UDF au gouvernement en cas de victoire de Ségolène Royal ; la seule conséquence immédiate est, à mon sens, d’hérisser le poil de bon nombre d’électeurs de la gauche non socialiste qui malgré les consignes de vote données par leurs leaders pourraient bouder ce second tour.

A suivre…

vendredi, 13 avril 2007

Mon blog a déjà un an !


Un an déjà : j’ai ouvert mon blog le 6 avril 2006, soit depuis plus d’un an.
Le challenge que je m’étais fixé était d’écrire 3 à 5 notes par semaine sur le thème d’une chronique d’un élu local.


J’ai pu écrire 173 notes en un an avec la satisfaction de voir au fil des mois l’audience augmenter pour atteindre depuis deux mois les 4000 connexions mensuelles pour environ 2000 visiteurs uniques.

Je tenais à remercier la patience de mon épouse qui me permet chaque matin de consacrer une demi-heure environ à mon blog pendant qu’elle s’occupe des enfants.

Je n’ai eu d’autres ambitions durant toute cette année écoulée d’apporter un simple témoignage d’un élu local qui essaie au quotidien de concilier activité professionnelle, vie privée et engagement dans la vie publique.

J’avoue être toutefois très essouflé au bout de 12 ans de mandat .

Je l’ai souvent décrit dans mes notes : pour mes concitoyens, un élu d’une mairie de secteur c’est avant tout la clé de la résolution de tous ses problèmes personnels avec en premier lieu le logement ou d’emploi.

Les gens sont très surpris de découvrir que leurs élus ont une activité professionnelle et qu'ils ne sont disponibles que quelques heures par semaine.

Les élus de secteur n’ont qu’un rôle d’interface avec les compétences intéressant la vie quotidienne de nos concitoyens telles que l’école, les crèches, la voirie, les transports : ils sont sollicités sans cesse sur toutes ces questions : la conséquence est le sentiment de ne pas servir à grand-chose et de n’être qu’un simple transmetteur de courrier.

L’action publique use et j’avoue aujourd’hui être complètement lessivé ou « karchérisé » pour employer un terme à la mode : je vais quand même essayer, comme je le dis souvent, "de faire au mieux" mais, bien que n’étant pas très vieux (41 ans), j’ai envie de dire "place aux jeunes !".

mardi, 03 avril 2007

Lettre à Nicolas Sarkozy, fils d’immigrés hongrois

Monsieur Sarkozy,

après plusieurs semaines de diffusion en porte à porte du pacte présidentiel de Ségolène Royal dans de nombreuses cités du 13ème arrondissement de Marseille, j’ai acquis une certitude : les habitants des cités et notamment ceux d’origine maghrébine ou d’Afrique Noire n’ont toujours pas digéré vos propos sur les racailles et le nettoyage au "Karcher".

Malgré des conditions difficiles de vie, les populations des cités ont une dignité, de l’amour propre et se sentent humiliées par votre discours caricatural et votre proposition de ministère de l’immigration et de l’identité nationale.

D’ailleurs, dans les cités, il y a une vraie rupture entre vous et les citoyens : j’entends régulièrement : comment un fils d’immigrés hongrois peut-il stigmatiser à ce point des millions de Français, enfants d’immigrés comme lui ?

J’ai lu récemment qu’aux Etats-Unis, l’an dernier, les Américains d’origine sud-américaine avaient cessé le travail un jour entier pour monter au pays la force économique qu’ils représentaient. Je me suis amusé à transposer cette situation à la simple échelle de mon quartier : si les populations immigrées ou d’origine immigrée s’arrêtaient de travailler les conséquences seraient :

- les ordures de ma résidence ne seraient pas sorties,
- il me serait impossible de trouver une baguette de pain ou un kilo de mandarines après 20 heures,
- ma rue ne serait pas nettoyée,
- le service de pressing à domicile qui vient chercher mes chemises pour les ramener 48 heures plus tard serait fermé,
- le traiteur chinois, seul restaurant ouvert le dimanche, qui propose des plats délicieux à un prix très attractif ne serait pas joignable,
- la sécurité ne serait plus assurée dans la station de métro la plus proche de mon domicile faute d’agents de sécurité
- les patrons des petits restaurants de quartier devraient se débrouiller tous seuls pour faire la plonge et la cuisine…

Aussi, j’espère que vous ferez prochainement acte de repentance et que vous cesserez de dresser les Français les uns contre les autres.

Bien cordialement

Stéphane MARI
1er adjoint au Maire des 13ème et 14ème arrondissements de Marseille
Conseiller communautaire de la communauté Urbaine de Marseille
Ingénieur Principal de la Fonction Publique Territoriale
Fils d’immigrés espagnols et petit-fils d’un républicain espagnol persécuté par le fascisme

vendredi, 09 février 2007

Présidentielles 2007 : les enseignants voteront-ils Royal ?

En 2002, toutes les études ont démontré que les enseignants n’ont pas majoritairement voté pour Lionel Jospin mais pour les candidats de la gauche non socialiste.

On pouvait penser que le traumatisme du 22 avril 2002 induirait pour 2007 un vote utile en faveur de la candidate du PS de la part des enseignants.

Hors, en tant qu’élu de terrain qui côtoie au quotidien des enseignants dans les conseils d’école ou qui a de nombreux amis enseignants, j’ai le sentiment que ceux-ci sont dans l’expectative : s’il est sûr qu’il ne voteront pas Sarkozy, ils ont encore en travers de la gorge les propos de Ségolène Royal sur l’élargissement de la carte scolaire ou sur les 35 heures dans les locaux des collèges.

Bayrou n’a pas non plus leurs faveurs du fait qu’ils l’ont déjà vu à l’œuvre en tant que ministre de l’éducation et qu’il ne leur a pas laissé un souvenir impérissable à cette occasion.

Aussi, je pense que si le programme du PS ne prend pas en compte leurs principales revendications : maintien de la carte scolaire, maintien des ZEP avec renforcement des moyens tant au niveau des enseignants que des surveillants ou des conseillers d’éducation, ils n’auront pas d’état d’âme et voteront à nouveau pour des candidats tels que Besancenot ou Bové.

Ce dernier a d’ailleurs fait un tabac hier à Marseille lors de la grande manifestation pour le renforcement des moyens des services publics.

Je ne serai pas surpris que dans les semaines à venir, les médias à la solde de Sarkozy, orchestrent une campagne de presse en faveur de Bové dans le but d’affaiblir Ségolène Royal.

Certains amis fréquentant les premiers cercles de la gauche dite anti-libérale s’attendent même dans les prochains jours à un soutien de Besancenot envers José Bové dont l’objectif serait alors un score à deux chiffes qu’il monnayerait au prix fort auprès du PS pour le second tour : ce prix serait en toute vraisemblance des circonscriptions dans le but d’avoir un groupe à l’assemblée nationale.

A suivre….

vendredi, 05 janvier 2007

Un monde numérique est à nous



J’ai vraiment pris consience que nous étions vraiment dans un monde numérique quand j’ai croisé durant mes congés de fin d’année de nombreuses personnes de tout âge et tout niveau social m’expliquant avec fierté qu’ils venaient de télécharger sur leur ordinateur le dernier "James Bond" ou les célèbres séries TV "Prison Break" ou "24 heures".


J’avais déjà été sensibilisé à ces aspects l’été dernier par des étudiants m’expliquant qu’à la fac, pas un seul étudiant n’achetait des disques et que tout le monde téléchargeait ses musiques préférées sur son lecteur MP3 mais je ne n’avais pas encore pris l’ampleur de ce phénomène de société qu’est le téléchargement de musique ou de vidéos.


Aujourd’hui, les clés USB, les lecteurs MP3, les portables permettant l’accès à Internet sans fil (WIFI), les disques durs externes faisant office de vidéothèque ou de discothèque, les tuners USB TNT permettant de transformer son ordinateur en TV, les graveurs de DVD, les caméscopes numériques et bien d’autres appareils high-tech ont envahi notre quotidien.

En tant que technophile, je me réjouis de ces avancées technologiques d’autant plus que je suis sûr qu’elles vont être une des clés de la croissance de ces prochaines années.

De plus, nombreux sont les adolescents qui apprennent à leurs parents et à leurs grands-parents à se servir d’un ordinateur ou d’accéder à Internet : la technique permet ainsi le rapprochement des générations.

Des véritables politiques publiques en matières de ces nouvelles technologies devront néanmoins être coordonnées par les collectivités locales et l’Etat afin qu’une fracture numérique n’élargisse pas la fracture sociale.

jeudi, 04 janvier 2007

Hypocrisie du débat sur le logement des sans-abri

La médiatisation faite autour des sans-abri par l’association « les Enfants de Don Quichotte » vient d’entraîner une prise de conscience au plus haut niveau de l’Etat sur l’importance du thème de logement dans notre société.

Je trouve pourtant qu’il y a une vraie hypocrisie sur ce thème : les honnêtes citoyens, les médias et les politiques s’appitoient sur les pauvres SDF et pourtant des milliers de maires refusent de construire des logements sociaux sur leur commune et préfèrent payer une amende en compensation.

De même, ces mêmes honnêtes citoyens manifestent et pétitionnent systématiquement dès qu’un projet de logement social est prévu dans leur environnement immédiat de peur de côtoyer des populations modestes ou d’origine immigrée (je rappelle pourtant qu’à Marseille 80% des ménages sont éligibles au logement social)

En résumé, oui au droit au logement pour tous et notamment pour les plus pauvres et les exclus...mais pas dans ma rue, ni dans mon quartier ou dans ma commune semble être la position dominante de la majorité de nos concitoyens et de nombreux maires.

Quelques idées simples que je formule (certains diront simplistes) :

- multiplier par dix l’amende aux communes n’atteignant le quota des 20% de logements sociaux
- pour les communes de plus de 100 000 habitants, définir ce quota de 20% par tranche de 20 000 habitants pour éviter les ghettos (à Paris, Lyon et Marseille le quota pourrait être par arrondissement)
- imposer un quota par commune de logements très sociaux pour les populations en grande précarité
- favoriser les vacances dans le parc social par des révisions de surloyers régulières en fonction de l’avis d’imposition

J’espère que la médiatisation faite par l’association « les Enfants de Don Quichotte » permettra aux candidats à l’élection présidentielle de débattre largement sur ce thème du logement.

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