lundi, 05 novembre 2007

J'ai lu "Ma Candidate", le livre de Patrick MENNUCCI

J’ai pu enfin trouver quelques heures dans la semaine pour lire le livre de Patrick Mennucci, ex directeur-adjoint de la campagne électorale de Ségolène Royal.
Je dois reconnaitre que j’ai dévoré cet ouvrage et je le recommande à tous ceux qui veulent mieux comprendre comment Ségolène Royal est devenue la candidate du Parti Socialiste à l’élection présidentielle ou découvrir des dizaines d’anecdotes sur les coulisses de cette campagne.

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lundi, 09 juillet 2007

Analyse de François Hollande sur la défaite de l’élection présidentielle


En relisant ce week-end, des anciens numéros de l’hebdo des socialistes, j’ai mis la main sur l’analyse faite le 23 juin dernier au conseil national du PS par François Hollande sur la défaite présidentielle. Je partage cette analyse dont je livre quelques extraits :


« Nous avons réussi, avec Ségolène Royal, à être largement majoritaire, auprès des jeunes, des diplômés et de ce que l’on appelle les habitants des quartiers.(…) En revanche nous sommes minoritaires au sein de la France modeste, âgée, rurale et ouvrière.(…)

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mercredi, 27 juin 2007

Que reste t-il de Ségolène ?

Ces dernières semaines, les critiques contre Ségolène Royal se sont multipliées au sommet de la hiérarchie du Parti Socialiste. Le mot qui est revenu le plus souvent est celui du député fabusien Claude Bartolone qui le premier a déclaré que l’élection présidentielle était « imperdable » pour le PS.

Lors du conseil national du PS de samedi dernier, la quasi totalités des cadres nationaux socialistes ont plébiscité le calendrier de François Hollande avec un congrès après les municipales de mars 2008, prenant ainsi le contre-pied des propositions de Ségolène Royal qui souhaitait l’organisation d’un congrès d’ici la fin de l’année.

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vendredi, 11 mai 2007

Mon analyse sur le scrutin présidentiel dans les Bouches-du-Rhône

Après avoir depuis lundi décortiqué dans tous les sens les résultats du second tour de l’élection présidentielle à Marseille et dans les Bouches-du-Rhône, mon analyse est la suivante :

Tout d’abord, malgré les consignes d’abstention prônées par le Pen, les électeurs du FN ont participé en masse à ce deuxième tour et ont voté quasiment comme un seul homme pour Sarkozy (report de voix entre 80 et 90%). La conséquence de ce vote est que Sarkozy est arrivé en tête dans 117 communes sur 119 dans les Bouches-du-Rhône.

Concernant le report des voix de l’extrême gauche, du PC et des Verts sur Ségolène Royal , il est d’environ 80 à 90% : d’ailleurs deux des trois meilleurs scores de Ségolène (ou plutôt les moins pires) se trouvent dans les communes communistes de Port de Bouc (58%) et de Martigues (48%).

Concernant les reports de voix de l’UDF, j’ai détecté qu’à Marseille, dans les cités populaires, l’électorat UDF s’était reporté à 80 % sur Ségolène Royal alors que dans les quartiers résidentiels le report de voix est de 40 % pour Sarkozy et de 40% pour Royal.

Dans les villes où le centre est bien implanté, la proportion d’électeurs de Bayrou qui a voté Sarkozy est d’environ 50% contre 30% pour Royal : ainsi, dans des villes telles que Salon ou Aix dans lesquelles Bayrou fait ses meilleurs scores au 1er tour, Sarkozy fait respectivement 62 % et 57% des voix, soit deux de ses meilleurs scores du département dans les villes de plus de 10 000 habitants.

Ma conclusion est que si les candidats PS veulent limiter la casse aux législatives où les triangulaires seront absentes, appeler ouvertement à un rassemblement avec les électeurs de Bayrou serait suicidaire car les électeurs de gauche et d’extrême gauche (qui en voix ont à peu près le même poids que le centre) risqueraient de s’abstenir et la défaite annoncée pourrait se transformer en débâcle : entre des reports de voix à 80% et d’au plus 40%, le choix saute aux yeux.

mardi, 08 mai 2007

Ségolène Royal devant Sarkozy dans la 7ème circonscription de Marseille

Pendant près de deux mois, quasiment tous les soirs, avec plusieurs de mes collègues élus de la mairie du 13/14 et de nombreux militants de la section du 14ème arrondissement, nous avons arpenté les cités, les résidences et les noyaux villageois de la 7 ème circonscription de Marseille détenue depuis 10 ans par notre collègue et amie Sylvie Andrieux


Sylvie bien que ne s’étant pas prononcée pour Ségolène Royal lors du référendum interne du PS (elle avait soutenu Laurent Fabius) a, sans état d’âme, effectué comme à son habitude, une campagne de terrain remarquable qui a placé Ségolène Royal à 52,89 % devant Sarkozy à 47,11%

Si la score peut paraître étriqué, il faut signaler que nous avons quand même obtenu plus de 2400 voix d’avance et que seule une autre circonscription sur les 16 des Bouches-du-Rhône a placé Ségolène Royal devant Sarkozy : il s’agit de la 4ème circonscription détenue par le communiste Frédéric Dutoit.

De même, seules 2 communes sur les 119 des Bouches-du-Rhône ont placé Ségolène Royal devant Sarkozy : Port-St Louis du Rhône et Port de Bouc.

Pour revenir à la 7ème circonscription de Marseille, Sylvie Andrieux semble bien donc placée pour l’emporter au vu des résultats de l’élection présidentielle d’autant plus qu’elle bénéficiera de la prime au sortant et surtout du travail effectué pendant 10 ans dans ce secteur.

Après 48 heures d’analyse et de prospective, la campagne sur la 7ème circonscription de Marseille reprend de plus belle dès demain matin avec des militants et des élus locaux survoltés qui vont, une nouvelle fois, « se défoncer » pour que notre amie Sylvie Andrieux soit réélue députée.

vendredi, 04 mai 2007

Débat télévisé : Les électeurs de Bayrou ont-ils été convaincus par Ségolène Royal ?

Avant le débat entre les deux présidentiables, bon nombre de détracteurs de la candidate socialiste pensaient que Sarkozy n’en ferait qu’une bouchée : hors Ségolène a tenu la dragée haute au champion de l’UMP et l’a même bousculé à plusieurs reprises.

Aussi, après le débat Ségolène Royal/ Nicolas Sarkozy, la seule question que je me suis posée a été : les électeurs de Bayrou, les seuls à être capables de renverser l’ordre du 1er tour, ont-ils senti que Ségolène Royal avait la stature de présidente ?

Au vu des reportages des différentes chaînes de télévision effectués dans des lieux où des militants ou sympathisants de Bayrou ont regardé le débat, j’ai senti que les électeurs de l’UDF vont massivement s’abstenir.

En allant le lendemain du débat à la rencontre de bon nombre de personnes de mon entourage qui m’avaient indiqué qu’elles se décideront en fonction du débat télévisé, j’ai constaté également qu’elles avaient choisi ne pas choisir.

Ainsi, si les électeurs de Bayrou se réfugient massivement dans l’abstention il sera difficile à Ségolène Royal de refaire son retard sur Sarkozy.

Je n’arrive quand même pas à croire que nous allons nous réveiller le 7 mai avec un président de la République qui s’appellera Nicolas Sarkozy.

Aussi, j’espère malgré tout qu’un sursaut citoyen démentira tous les instituts de sondage.

J’ai reçu hier deux vidéos intitulées « La France d’Après » qui me semblent particulièrement éloquentes sur ce qui attend notre pays dans cette hypothèse. (attention certaines images pourraient choquer les personnes mineures)

Vidéo La France d'Après Episode 1

Vidéo La France d'Après Episode 2

lundi, 30 avril 2007

Royal/ Bayrou : le débat qui fait débat


J’ai suivi avec attention le débat Royal/Bayrou : au-delà du fond de ce débat, ce que j’ai envie de retenir c’est d’abord qu’il ait eu lieu, avec comme conséquence d’avoir ringardiser Sarkozy qui n’a eu, semble t-il, de cesse d’essayer de le faire annuler.

La photo à la une de nombreux journaux montrant la poignée de main entre Royal et Bayrou a du aussi marquer de nombreux esprits.

Sur le fond des programmes, j’ai bien noté que sur les questions institutionnelles et sur le sujet sensible de l’impartialité de l’Etat, Ségolène Royal et François Bayrou étaient globalement en phase mais qu’ils restaient relativement éloignés sur les questions économiques et sociales.

Je ne sais pas si ce débat aura permis aux électeurs du leader de l’UDF de basculer majoritairement dans le camp de Ségolène Royal pour le second tour mais je note que Sarkozy doit quand même s’inquiéter un peu puisque hier il s’est renié en laissant entendre pour la première fois qu’une dose de proportionnelle pourrait être introduite à l’assemblée nationale.

Avec cette proposition Sarkozy fait un pas vers une des revendications majeures de l’UDF…et du FN, mais la ficelle semble quand même un peu grosse…

J’espère que le débat Royal/Sarkozy permettra aux millions de Français indécis de faire le bon choix dimanche prochain.

vendredi, 27 avril 2007

PS et UDF : l’impossible dialogue…pour l’instant

Bayrou a remarquablement manœuvré durant cette campagne électorale : après avoir fait croire jusque dans la dernière ligne droite qu’il pouvait atteindre le second tour et gagner l’élection présidentielle contre Sarkozy ou Royal, conforté en cela par de multiples sondages, il réussit encore le tour de force de ne faire parler que de lui cinq jours après avoir été éliminé du second tour depuis dimanche soir. Chapeau l’artiste !

Si j’ai toujours pensé que les électeurs de Bayrou seraient les arbitres du second tour, je suis persuadé, malgré toute l’agitation médiatique du leader centriste que celui-ci souhaite en son for intérieur la victoire de Sarkozy dont il est pourtant plus éloigné que Royal.

En effet, si la candidate socialiste est battue, on peut penser qu’une nouvelle crise s’ouvrira au PS entre les tenants de ligne sociale démocrate et ceux de la ligne à gauche toute…sans compter ceux qui critiqueront la personnalité même de Ségolène Royal ou son style de campagne.

Pendant ce temps, le leader centriste avec son nouveau parti pourrait apparaitre à nouveau comme un homme neuf au dessus des querelles d’appareils, élargir son espace et donc affaiblir encore plus le PS.

Bientôt (aux législatives ?), le problème des alliances va forcément se poser pour le PS du fait de l’affaiblissement de ses partenaires traditionnels et de la mort annoncée des triangulaires où la présence du FN a permis depuis une quinzaine d’années l’élection de nombreux députés, conseillers généraux ou maires socialistes.

Pour l’instant, je trouve incongru d’évoquer la présence de ministres UDF au gouvernement en cas de victoire de Ségolène Royal ; la seule conséquence immédiate est, à mon sens, d’hérisser le poil de bon nombre d’électeurs de la gauche non socialiste qui malgré les consignes de vote données par leurs leaders pourraient bouder ce second tour.

A suivre…

mercredi, 25 avril 2007

Projection des résultats électoraux marseillais sur les prochaines législatives :

Je viens de prendre connaissance dans le journal Marseille l’Hebdo des résultats électoraux de Marseille par circonscription.

La conséquence de l’effondrement du FN va vraisemblablement entrainer la fin des triangulaires dans la 8ème circonscription de Marseille et donc un duel à haut risque entre mon collègue Christophe Masse, député socialiste sortant et la candidate UMP Valérie Boyer.

Dans les circonscriptions de Marseille où les députés sortants sont UMP (Gilles, Roatta, Tian, Blum et Teissier), ceux-ci sont quasiment assurer d’être en duel avec les candidats PS, l’UDF et le FN réalisant des scores trop inférieurs au chiffre de 12,5 % des inscrits pour pouvoir se maintenir.

Enfin dans la 4ème et 7ème circonscription de Marseille où les sortants sont le communiste Frédéric Dutoit et ma collègue et amie, la socialiste Sylvie Andrieux, la triangulaire se dessinant entre l’UMP, le PS et le FN devrait permettre l’élection des candidats PS.

Toutefois…ces projections favorables à l’UMP pour l’instant pourraient être rééquilibrées en faveur du PS en cas de victoire de Ségolène Royal : dans cette hypothèse, cela aura signifié que les électeurs de l’UDF auront voté massivement pour la candidate socialiste. Les candidats PS et PRG, Mennucci et Rouzaud pourraient alors l’emporter face aux sortants Roatta et Muselier si le report des voix de l’UDF était de 2/3 en faveur du PS.

mardi, 24 avril 2007

Ma première analyse des résultats sur Marseille

Je ne vais pas analyser les résultats de l’élection présidentielle sur le plan national puisque tout a été dit; je me contenterai de commenter les résultats sur Marseille.

Comme à chaque élection ma soirée électorale a débuté au siège de campagne de Sylvie Andrieux, députée de la 7ème circonscription de Marseille puis s’est poursuivie jusqu’à deux heures du matin à l’hôtel de ville où j’ai été récolter les résultats de l’ensemble des arrondissements de Marseille.

Aux côtés des militants du 14ème arrondissement de Marseille, j’ai rapidement compris dès l’arrivée des premiers résultats que le Front National s’était effondré au profit de Sarkozy.
En effet, dans de nombreux bureaux de vote où Le Pen faisait en 2002 30% des voix et Chirac 15%, les scores ont été inversés quasiment à la virgule près entre le FN et l'UMP. Dans les cités populaires des quartiers Nord, la mobilisation citoyenne a par contre été très favorable à Ségolène Royal avec des scores dépassant très souvent les 45% et allant jusqu’à 65% !

J’avoue ne pas avoir perçu ce transfert de voix massif entre le FN et l’UMP dans les arrondissements où je suis élu. J’étais en revanche certain, comme je l’ai écrit à plusieurs reprises sur mon blog, que les cités voteraient des deux mains contre Sarkozy.

Marseille a, dimanche soir, placé Sarkozy en tête dans 10 arrondissements sur 16 et Royal dans 6 arrondissements. J’avoue avoir été surpris de constater que le 13ème arrondissement, historiquement à gauche, avait donné un avantage de 1800 voix à Sarkozy sur Ségolène Royal. J’ai voulu creuser un peu l’analyse de ces résultats en regardant de près bureau de vote par bureau de vote et, hormis le fait déjà évoqué du basculement d’un électorat FN vers Sarkozy, je me suis aperçu que la partie du 13ème arrondissement ouverte à une urbanisation massive ces dernières années (secteur de Château-Gombert, La Croix-Rouge, Les Olives, Les Martégaux, St Mitre) avait donné 2200 voix d’avance à Sarkozy sur un périmètre représentant environ 1/3 de l’arrondissement.

J’ai noté également dans les 15ème et 16ème arrondissements de Marseille dont la mairie de secteur est détenue par le député communiste, Frédéric Dutoit, l’effondrement du PC au profit du PS : 4, 48 % et 6,35 % dans ces deux arrondissements pour Buffet et 36,51et 33,28 % pour Royal. Le candidat PS qui aura l’investiture dans la 4ème circonscription de Marseille, qui contient également le 3ème arrondissement (Royal : 39,57 % et Buffet 3,29 %), sera vraisemblablement élu député.

A noter également qu’une simulation sur la 3ème circonscription de Marseille donne Royal et Sarkozy au coude à coude, ce qui peu laisser de bons espoirs à Patrick Mennucci, candidat PS, d’arracher à Roatta, le sortant UMP, son siège de député.

A Gaudin et à ses adjoints qui se sont réjouis, dans les couloirs de l’hôtel de ville, le soir des résultats, de l’ampleur du score de Sarkozy à Marseille dans la perspective des prochaines élections municipales, j’ai envie de leur dire : beaucoup de Marseillais ont voté massivement pour Sarkozy car ils ont considéré celui-ci comme avant tout le candidat de l’extrême droite et le successeur de Le Pen. Se glorifier de cela n’est pas à l’honneur du premier magistrat de Marseille.

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